Le fonds d’investissement AIP, propriétaire d’Aluminium Dunkerque depuis 2021, a engagé des négociations exclusives avec Aluminium Bahrain, dite Alba. L’objectif est de céder le site industriel situé dans le Nord. L’entreprise, présentée comme la plus grande aluminerie d’Europe, emploie environ 750 salariés et produit près de 300 000 tonnes d’aluminium par an.
L’opération pourrait être finalisée en 2026. Le projet doit être examiné par les autorités françaises dans le cadre du contrôle des investissements étrangers en France. Ce dispositif permet à l’État d’autoriser, de conditionner ou de refuser certaines prises de participation dans des secteurs jugés sensibles.
« Le qualificatif de “plus grande aluminerie d’Europe” revient dans la majorité des présentations du site. »
Un changement d’actionnaire quatre ans après l’acquisition
Aluminium Dunkerque avait été acquis en 2021 par AIP, après avoir appartenu à d’autres groupes industriels. Le site est issu de l’ancien groupe Pechiney et a changé plusieurs fois d’actionnaire au cours des dernières décennies.
Alba, le repreneur potentiel, est présenté comme l’un des principaux producteurs mondiaux d’aluminium. L’entreprise bahreïnie a indiqué que l’emploi et l’équipe dirigeante ne seraient pas affectés par le projet de rachat. Ces déclarations interviennent alors que les salariés demandent des garanties sur la pérennité du site.
« Les articles mentionnent tour à tour un “rachat stratégique” et des “négociations exclusives” pour qualifier la même séquence. »
Un examen par les autorités françaises
Le ministère de l’Économie, installé à Bercy, suit le dossier. Selon certains comptes rendus, l’exécutif se montre rassuré par le profil industriel du repreneur. D’autres soulignent la vigilance des pouvoirs publics face à ce type d’opération impliquant un acteur étranger.
Bpifrance, la banque publique d’investissement, pourrait entrer au capital du site. Cette éventuelle participation consisterait en une entrée au capital aux côtés du repreneur privé afin d’accompagner l’opération.
Le contrôle des investissements étrangers s’applique notamment aux secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté économique. L’aluminium est utilisé dans l’industrie automobile, l’aéronautique et la construction.
Des autorisations encore attendues
La cession envisagée est à un stade de négociations exclusives et nécessite l’accord des autorités compétentes. Le contrôle des investissements étrangers peut conduire à une autorisation simple ou assortie de conditions.
Quelles garanties précises seront exigées par l’État au titre de ce contrôle ? La structure finale du capital intégrera-t-elle effectivement une participation publique aux côtés du groupe Alba ?