La cour d’appel de Lyon a décidé la remise en liberté de Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne, dans l’affaire dite du chantage à la sextape. Condamné en première instance à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme, et à cinq ans d’inéligibilité, il était incarcéré depuis le 7 janvier. Il comparaîtra libre lors de son procès en appel prévu en juin.
Cette décision intervient après l’examen d’une demande de mise en liberté par la septième chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon. La mise en liberté s’accompagne d’un contrôle judiciaire, dispositif pénal qui permet de laisser une personne en liberté sous certaines obligations, comme l’interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes ou l’obligation de se présenter régulièrement aux autorités.
Une condamnation en première instance suivie d’un appel
Le jugement rendu le 1er décembre 2025 par le tribunal correctionnel avait reconnu Gaël Perdriau coupable de chantage dans le cadre d’une affaire liée à la diffusion d’une vidéo intime visant un ancien adjoint municipal. La juridiction l’avait condamné à une peine de prison ferme et à une peine d’inéligibilité, avec exécution provisoire.
L’exécution provisoire signifie que la peine peut être appliquée immédiatement, même si la personne condamnée a décidé de faire appel de la décision. C’est dans ce cadre que l’ancien maire avait été incarcéré début janvier.
« Les articles rappellent systématiquement la date du 1er décembre 2025 pour situer la condamnation initiale prononcée par le tribunal correctionnel. »
Une demande de remise en liberté examinée en appel
Les avocats de Gaël Perdriau ont demandé sa remise en liberté en attendant le procès en appel. Lors de l’audience, la défense a notamment évoqué les conditions de détention et les conséquences de l’incarcération sur la situation personnelle de l’ancien élu.
La cour d’appel a finalement accordé cette demande. La décision prévoit que Gaël Perdriau restera libre sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en appel prévu en juin.
Un autre condamné dans cette affaire, Gilles Rossary-Lenglet, a également obtenu sa remise en liberté dans le même cadre procédural.
« Les récits alternent entre les expressions “remise en liberté” et “sortie de prison”, deux formulations utilisées pour décrire la même décision judiciaire. »
Une procédure judiciaire encore en cours
L’appel constitue une procédure permettant à une personne condamnée de demander à une juridiction supérieure de réexaminer l’affaire. La cour d’appel peut confirmer, modifier ou annuler le jugement de première instance.
Dans ce dossier, le procès en appel doit se tenir devant la cour d’appel de Lyon en juin. Les juges examineront à nouveau les faits, les responsabilités et les peines prononcées en première instance.
Un dossier judiciaire en attente de réexamen
La décision de remise en liberté modifie la situation de détention de Gaël Perdriau, mais ne préjuge pas du jugement à venir. L’affaire doit être rejugée lors de l’audience d’appel prévue en juin.
La cour d’appel confirmera-t-elle la condamnation prononcée en première instance ou décidera-t-elle d’une autre qualification des faits et d’une peine différente lors du procès à venir ?