Le procès de la compagnie aérienne espagnole Swiftair s’ouvre le 9 mars devant le tribunal correctionnel de Paris. L’entreprise est jugée pour homicides involontaires après le crash du vol Air Algérie AH5017 survenu le 24 juillet 2014 dans le nord du Mali. L’accident avait provoqué la mort de 116 personnes à bord de l’appareil reliant Ouagadougou à Alger.
L’avion impliqué appartenait à Swiftair et était exploité pour le compte d’Air Algérie au moment du vol. L’instruction judiciaire a retenu plusieurs manquements présumés dans l’organisation du vol et dans la gestion des conditions météorologiques. Le procès doit se dérouler sur une durée d’environ quatre semaines.
« Douze ans après un accident aérien ayant causé 116 morts, la justice française examine pour la première fois la responsabilité pénale de la compagnie propriétaire de l’appareil. »
Les audiences doivent permettre d’entendre les parties civiles, les experts et les représentants de la compagnie aérienne. Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision à l’issue de l’examen du dossier et des débats judiciaires.