Liquidation de Brandt : le tribunal de Nanterre cède les marques et les stocks au groupe Cafom

Le tribunal de commerce de Nanterre a attribué une partie des actifs du groupe Brandt au distributeur Cafom. La décision ne prévoit ni reprise industrielle ni maintien des 700 emplois.

Liquidation de Brandt : le tribunal de Nanterre cède les marques et les stocks au groupe Cafom

Le tribunal de commerce de Nanterre a décidé le 13 mars d’attribuer une partie des actifs du groupe Brandt au distributeur Cafom. La décision intervient après la liquidation judiciaire de l’entreprise d’électroménager prononcée en décembre. Elle concerne notamment les marques, les stocks et certaines pièces du groupe. En revanche, aucune reprise d’activité industrielle ni aucun maintien des emplois liés aux anciennes usines ne sont prévus.

Brandt comptait environ 700 salariés au moment de sa liquidation. Plusieurs sites industriels étaient situés notamment près d’Orléans et de Vendôme. La décision du tribunal met fin à l’examen des offres de reprise industrielle présentées dans le cadre de la procédure.

Une procédure de liquidation judiciaire engagée en décembre

Le groupe Brandt avait été placé en liquidation judiciaire en décembre. Cette procédure vise à organiser la cession des actifs d’une entreprise lorsque la poursuite de l’activité n’est plus possible dans sa forme existante.

Dans ce cadre, le tribunal de commerce examine les offres de reprise portant soit sur l’ensemble de l’activité, soit sur certains actifs spécifiques. Plusieurs propositions avaient été déposées pour Brandt. Certaines prévoyaient la reprise d’anciens salariés ou la relance d’une activité industrielle.

Au total, plusieurs dizaines d’offres ont été formulées au cours de la procédure. Une partie seulement envisageait une reprise partielle d’emplois.

La reprise des actifs par Cafom sans relance industrielle

La décision judiciaire retient finalement l’offre du groupe Cafom. L’entreprise est spécialisée dans la distribution d’équipements de la maison, notamment dans les territoires ultramarins.

L’offre sélectionnée porte sur la reprise des marques Brandt ainsi que sur les stocks et certaines pièces associées. Elle ne comprend ni projet de relance industrielle ni reprise des sites de production.

La suppression d’environ 700 emplois liés à l’activité du groupe est confirmée par cette décision.

« Les titres évoquent tour à tour la “disparition de Brandt”, la “liquidation du groupe” ou la “cession de ses actifs” pour décrire la même décision judiciaire. »

Les perspectives annoncées par le repreneur

Le groupe Cafom indique vouloir utiliser les marques reprises dans le cadre de ses activités de distribution d’équipements domestiques. Ces marques figurent parmi les actifs concernés par la cession décidée par le tribunal.

« De très bonnes marques qu’on va essayer de faire revivre », déclare le PDG de Cafom.

L’utilisation future de ces marques doit s’inscrire dans les circuits commerciaux déjà exploités par l’entreprise, notamment dans la distribution d’électroménager.

Une marque reprise mais une activité industrielle arrêtée

La décision du tribunal organise la cession d’une partie des actifs de Brandt dans le cadre de la liquidation judiciaire. Elle met fin à l’examen des projets de reprise industrielle étudiés pendant la procédure.

Les marques et certains éléments commerciaux du groupe doivent désormais être intégrés aux activités du repreneur. Les anciennes installations industrielles et les emplois associés ne sont pas concernés par cette reprise.

La reprise commerciale des marques Brandt permettra-t-elle leur maintien sur le marché de l’électroménager ? Et quelles perspectives restent ouvertes pour les sites industriels concernés par la liquidation du groupe ?

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