La France applique depuis le 1ᵉʳ mars une taxe de deux euros sur les petits colis provenant de pays hors Union européenne. La mesure vise notamment les commandes passées sur des plateformes d’e-commerce très présentes dans la vente de produits à bas prix. Elle concerne les envois individuels expédiés directement aux consommateurs.
Peu après l’entrée en vigueur de la taxe, certaines plateformes ont modifié leurs circuits logistiques. Des avions-cargos livrant auparavant les colis en France atterrissent désormais dans des aéroports voisins, notamment à Liège en Belgique ou à Amsterdam-Schiphol aux Pays-Bas. Selon Aéroports de Paris, environ cinquante vols de fret par semaine ne se posent plus à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle depuis l’application de cette mesure.
« Une taxe nationale sur des flux logistiques internationaux modifie immédiatement les itinéraires des plateformes et la géographie du fret aérien. »
Les colis acheminés dans ces hubs européens peuvent ensuite rejoindre la France par transport routier ou par d’autres circuits logistiques. Les autorités et les opérateurs du secteur observent désormais l’évolution de ces flux pour mesurer les effets réels de la taxe sur les importations de petits colis.