L’Inserm a publié le 22 avril une étude sur l’exposition aux perturbateurs endocriniens liés aux produits cosmétiques. Les travaux ont été menés auprès d’une centaine d’étudiantes à Grenoble. Pendant cinq jours, les participantes ont réduit l’usage de savons, maquillage, shampoings et autres produits de soin.
Les chercheurs ont observé dans les urines une baisse des concentrations de plusieurs substances en quelques jours. Selon les composés mesurés, la diminution varie de 22 % à 39 %. L’étude documente ainsi un effet rapide après une réduction brève et ciblée de l’usage quotidien de cosmétiques.
« Ici, cinq jours suffisent pour mesurer un écart net sur plusieurs polluants du quotidien. L’intérêt de cette étude tient à la rapidité observable de l’effet. »
Le calendrier de publication intervient avant un vote attendu du Parlement européen sur une évolution de la réglementation des cosmétiques à la fin du mois d’avril. Cette séquence ouvre donc une suite institutionnelle directe, au-delà des résultats scientifiques eux-mêmes. D’autres travaux pourront ensuite préciser si ces baisses se maintiennent dans le temps et dans d’autres profils de population.