Les enquêteurs ont perquisitionné, le 16 avril, les locaux d’Engie, anciennement GDF Suez, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour corruption, trafic d’influence, détournement de fonds publics, ainsi que pour des qualifications connexes. Le parquet national financier a confirmé cette opération le 17 avril. La procédure porte sur des soupçons de rémunération de Rachida Dati par le groupe énergétique lorsqu’elle siégeait au Parlement européen, en particulier autour d’honoraires évalués à 299 000 euros pour les années 2010 et 2011.
Une perquisition dans une information judiciaire ouverte en 2025
La perquisition s’inscrit dans une information judiciaire ouverte en octobre 2025. Les magistrats cherchent à établir dans quelles conditions des sommes auraient transité entre GDF Suez et un cabinet d’avocats proche de Rachida Dati, alors eurodéputée.
Plusieurs récits situent cette nouvelle opération dans le prolongement d’autres investigations déjà menées en décembre. Les enquêteurs sont venus rechercher des pièces comptables, contractuelles et bancaires susceptibles d’éclairer l’origine, le circuit et la justification de ces versements.
« Les récits convergent sur la perquisition et les 299 000 euros, mais diffèrent sur les documents précisément recherchés sur place. »
Le dossier porte sur des honoraires et sur l’activité parlementaire de l’époque
Le cœur du dossier concerne des honoraires que Rachida Dati aurait perçus alors qu’elle était députée européenne. Les enquêteurs examinent si ces sommes correspondaient à une activité identifiable ou si elles pouvaient être liées à des interventions en faveur du secteur gazier au Parlement européen.
Dans plusieurs versions du dossier, l’enquête porte sur la période 2010-2011. La question posée par la procédure n’est donc pas seulement celle du versement lui-même, mais aussi celle de sa contrepartie éventuelle et de sa compatibilité avec l’exercice d’un mandat parlementaire européen.
Engie, ex-GDF Suez, au centre d’un acte d’enquête ciblé
L’acte mené au siège d’Engie vise l’entreprise en tant qu’ancienne structure de GDF Suez, nom sous lequel le groupe opérait au moment des faits examinés. La perquisition ne vaut pas mise en cause définitive, mais elle marque une étape procédurale importante, puisqu’elle permet aux enquêteurs de saisir ou de consulter des éléments matériels utiles à l’instruction.
Le parquet national financier a confirmé l’existence de cette perquisition et le cadre judiciaire dans lequel elle intervient. À ce stade, il s’agit d’un acte d’enquête destiné à documenter les soupçons déjà versés à la procédure.
Les contreparties éventuelles restent au centre de l’instruction
À ce stade, la situation procédurale est la suivante : une information judiciaire est ouverte, un nouvel acte de perquisition a été mené chez Engie, et les enquêteurs poursuivent leurs vérifications sur des flux financiers anciens attribués à la période où Rachida Dati était députée européenne.
Les documents saisis ou consultés permettront-ils d’établir précisément la nature des prestations correspondant aux 299 000 euros évoqués par la procédure ? Et cette perquisition conduira-t-elle à de nouvelles auditions, saisies ou mises en examen dans ce volet Engie-GDF Suez du dossier ?