France Nature Environnement et l’Association citoyenne et laïque des consommateurs ont saisi le tribunal administratif de Paris pour contester l’action de l’État sur la qualité de l’eau potable. Leur recours vise la protection des aires de captage, c’est-à-dire les zones où l’eau destinée à la consommation est prélevée. Les deux organisations reprochent à l’État de ne pas prévenir suffisamment les pollutions d’origine agricole, en particulier celles liées aux pesticides.
Les associations demandent la mise en place de plans d’action plus contraignants autour de ces captages. Elles réclament notamment des mesures qui empêchent les épandages de pesticides dans les zones les plus exposées. Le recours s’appuie sur le constat d’une présence de ces substances dans une large part des réseaux de distribution d’eau potable et sur l’idée que la protection doit intervenir en amont, avant le traitement de l’eau.
« Ici, le contentieux ne porte pas sur un réseau local ou un incident ponctuel, mais sur la protection même de la ressource avant qu’elle n’arrive au robinet. »
Le tribunal administratif de Paris doit désormais examiner la recevabilité et le fond de la requête. Cette procédure peut conduire soit à un rejet, soit à une injonction imposant à l’État de renforcer ses dispositifs de protection. La décision à venir précisera jusqu’où la justice administrative peut encadrer l’action publique sur les captages d’eau potable.