Le Stade Toulousain et le Racing 92 se retrouvent ce vendredi 19 juin au Stade Vélodrome de Marseille pour une demi-finale du Top 14. Les deux clubs, qui s’étaient déjà affrontés lors de la dernière journée de la phase régulière, s’opposent pour une place en finale, prévue le 27 juin au Stade de France. Toulouse, leader incontesté de la phase régulière, aborde cette rencontre en favori, mais avec plusieurs incertitudes, notamment l’absence de son arrière et buteur Thomas Ramos, forfait en raison d’une blessure musculaire.
Un favori privé de son buteur
Le forfait de Thomas Ramos, annoncé jeudi par Ugo Mola, le manager toulousain, constitue un coup dur pour le Stade Toulousain. « On perd un joueur qui compte beaucoup pour nous », a déclaré Mola, soulignant l’importance de Ramos dans l’équipe. Pour le remplacer, l’Écossais Blair Kinghorn sera titularisé à l’arrière. En revanche, Antoine Dupont, absent depuis le 9 mai en raison d’une blessure aux adducteurs, fera son retour sur le terrain. « Il a l’honnêteté de ne pas se sentir à 100 %, mais il sera bien là », a précisé Mola.
Du côté du Racing 92, Patrice Collazo, le manager, a également dû composer avec des absences. Le centre fidjien Vinaya Habosi, touché à un genou lors des barrages contre Pau, est forfait. En revanche, le numéro 8 Nathan Hughes, absent depuis plus d’un mois, retrouve une place de titulaire. Gaël Fickou, le centre des Bleus, sera associé au puissant Fidjien Josua Tuisova en attaque.
« Ce sont quand même des fossoyeurs ! » Patrice Collazo, manager du Racing 92, résume en une phrase l’enjeu de cette demi-finale face à une équipe toulousaine habituée aux phases finales.
Deux philosophies de jeu opposées
Toulouse, connu pour son jeu de possession et ses offloads, aborde cette demi-finale avec la volonté de conserver sa philosophie joueuse, malgré les doutes évoqués par certains observateurs sur sa forme récente. « On est un peu les rescapés de l’histoire », a déclaré Ugo Mola, rappelant que son club est le seul présent en demi-finales en 2025 et en 2026. « On a eu des résultats en dents de scie », a reconnu Romain Ntamack, l’ouvreur toulousain, avant d’ajouter que l’équipe avait bien préparé cette échéance.
Le Racing 92, de son côté, mise sur une approche plus physique et une défense solide pour contrer le jeu toulousain. Patrice Collazo a insisté sur la nécessité de rester lucide : « On ne peut pas être les favoris de ce match, mais ce n’est pas quelque chose qui nous dérange. » Jannick Tarrit, le talonneur du Racing, a affiché sa confiance : « On sait qu’on est capables de les faire déjouer. »
Un enjeu sportif et symbolique
Pour Toulouse, cette demi-finale représente une nouvelle étape vers un possible quatrième titre consécutif. Les Rouge et Noir, qui ont remporté les trois dernières éditions du Top 14, cherchent à confirmer leur statut de référence du rugby français.
Le Racing 92, qui a connu une saison mouvementée, voit dans cette demi-finale une occasion de créer l’exploit. Patrice Collazo a réussi à créer un sentiment d’appartenance au sein de son groupe, malgré les particularités d’un club souvent perçu comme moins ancré localement. « Il faut que ça devienne fusionnel », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de la cohésion pour affronter un adversaire comme Toulouse.
Une rencontre sous haute tension
Cette demi-finale s’annonce comme une opposition de styles, avec d’un côté le jeu spectaculaire et technique de Toulouse, et de l’autre la rigueur et la puissance du Racing 92. Les deux équipes savent que cette rencontre pourrait basculer sur un détail, comme l’a rappelé Patrice Collazo. Pour les supporters, l’enjeu est également symbolique, avec des centaines de Toulousains ayant fait le déplacement à Marseille pour soutenir leur équipe.