L’archéologie préventive, chargée d’étudier les sites avant des travaux d’aménagement, traverse une crise structurelle en France. Des collectifs d’archéologues dénoncent des contrats précaires, une baisse des budgets et des délais de plus en plus serrés imposés par les aménageurs.
L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), principal opérateur du secteur, est soumis à une mise en concurrence accrue, fragilisant son modèle économique. Ces difficultés surviennent alors que le métier contribue directement à la préservation du patrimoine historique, comme en témoignent les fouilles récentes sur des sites majeurs.
« Le décalage est frappant entre l’importance scientifique de ces missions et la précarité croissante des conditions de travail. »