Kering a publié des résultats annuels marqués par une baisse de 93,6 % de son bénéfice net en 2025. Le groupe, contrôlé par la famille Pinault, enregistre une troisième année consécutive de recul de ses ventes et de ses profits. Sa marque phare, Gucci, voit ses ventes passer de plus de 10 milliards d’euros en 2022 à environ 6 milliards d’euros en 2025. Luca de Meo, nommé directeur général en septembre, pilote désormais la stratégie de redressement.
Recul des ventes et fermetures de magasins
Les ventes du groupe reculent de 13 % sur l’exercice. Gucci, qui représente une part significative du chiffre d’affaires, est identifiée comme un facteur central de cette baisse. En 2025, 32 magasins Gucci ont été fermés. Près de 100 autres pourraient fermer à moyen terme, selon les orientations présentées.
La restructuration engagée prévoit une réorganisation interne et un recentrage stratégique. L’objectif affiché est de restaurer la croissance et d’adapter le réseau de distribution. Ces décisions interviennent dans un contexte de ralentissement du marché du luxe, notamment en Asie.
« Quand 93,6 % s’effacent, le mot “redressement” devient urgent. »
Bourse : +14 % malgré les résultats
À la Bourse de Paris, l’action Kering progresse de 14 % en séance après la publication des résultats. Cette hausse intervient alors que le bénéfice net recule fortement et que les ventes diminuent. Les investisseurs mettent en avant un chiffre d’affaires supérieur aux attentes du marché.
La progression du titre traduit une anticipation des effets de la nouvelle stratégie. Les annonces de restructuration et d’ajustement du réseau sont interprétées comme des signaux d’action rapide de la direction. Luca de Meo est chargé d’accélérer ce redressement après son arrivée à la tête du groupe.
« –93,6 % au bilan, +14 % en séance : deux lectures d’un même tableau. »
Réorganisation et nouvelle stratégie
La direction entend modifier l’organisation interne pour gagner en réactivité. Les priorités portent sur le repositionnement des marques, l’ajustement du réseau de boutiques et une meilleure maîtrise des coûts. Ces décisions marquent une inflexion après plusieurs années de baisse continue.
Gucci demeure au centre du dispositif. La marque concentre les enjeux de relance commerciale et d’image. La capacité du groupe à stabiliser ses ventes dans les prochains trimestres constitue un point d’attention pour les marchés.
Une trajectoire encore incertaine
Le groupe affiche une baisse marquée de ses résultats et engage une restructuration significative sous la direction de Luca de Meo. Les marchés réagissent positivement à court terme malgré des indicateurs financiers en recul.
La réorganisation permettra-t-elle d’inverser la tendance des ventes, notamment pour Gucci ? L’évolution de la demande mondiale dans le secteur du luxe soutiendra-t-elle la stratégie engagée ?