Une information judiciaire pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste a été ouverte après l’attentat déjoué contre le siège parisien de Bank of America. L’affaire porte sur une tentative d’attaque à l’explosif déjouée à Paris le 28 mars. Quatre personnes sont concernées par la procédure : un jeune majeur et trois mineurs. Selon les éléments communiqués par le parquet national antiterroriste, un adolescent de 17 ans a été arrêté alors qu’il venait de déposer un engin explosif artisanal devant l’entrée de la banque.
L’enquête vise aussi à établir le rôle d’un homme d’une vingtaine d’années, soupçonné d’avoir recruté les trois adolescents. Le parquet a requis des mises en examen et des placements en détention provisoire. Plusieurs sources indiquent qu’au moins un majeur et plusieurs mineurs ont été écroués dans le cadre de cette procédure.
Quatre suspects visés par la procédure
Le dossier judiciaire concerne donc quatre personnes interpellées après la tentative d’attentat. Trois sont mineures et présentent, selon certaines formulations, un casier judiciaire vierge. Le quatrième suspect est un jeune majeur, présenté comme ayant déjà été condamné en 2025 pour trafic de stupéfiants. Les qualifications retenues à ce stade s’inscrivent dans le champ antiterroriste, avec l’ouverture d’une information judiciaire confiée à un juge d’instruction.
Cette ouverture marque le passage de l’enquête préliminaire à une phase judiciaire plus structurée. Elle permet au magistrat instructeur de poursuivre les investigations, d’examiner les responsabilités de chacun et de préciser l’organisation du projet d’attentat.
« Les formulations oscillent entre “attentat déjoué”, “attaque à la bombe déjouée” et “tentative d’attentat”, pour désigner le même projet visant le siège parisien de la banque. »
Une piste pro-iranienne examinée par les enquêteurs
Le parquet national antiterroriste indique que la tentative d’attentat « paraît pouvoir être rattachée » au groupuscule pro-iranien Harakat Ashab Al-Yamin Al-Islamiya. Cette formule situe l’état de l’enquête : une piste est explorée, sans que ce rattachement soit présenté comme définitivement établi à ce stade.
Les enquêteurs cherchent également à remonter la chaîne des responsabilités au-delà du dépôt de l’engin explosif. Les articles insistent sur le rôle présumé du jeune majeur soupçonné d’avoir recruté les trois adolescents. La procédure porte ainsi à la fois sur l’exécution du projet, son encadrement possible et son éventuel rattachement à une structure extérieure.
Ce que l’instruction doit encore établir
À ce stade, les faits rendus publics portent sur l’ouverture de l’information judiciaire, le nombre de suspects, leur âge, l’existence d’un engin explosif artisanal et l’examen d’une piste de rattachement à un groupuscule pro-iranien. La justice doit désormais préciser le rôle exact de chacun, les modalités de préparation du projet et la nature des liens éventuels avec une organisation extérieure.
L’instruction confirmera-t-elle le rattachement avancé par le parquet national antiterroriste ? Et dans quelle mesure les investigations permettront-elles de déterminer l’origine exacte du recrutement et de la préparation de l’attentat ?