La National Security Agency continue d’utiliser Mythos, un modèle d’intelligence artificielle développé par Anthropic, alors que la start-up fait l’objet de restrictions décidées par l’exécutif américain. Cette utilisation intervient dans un contexte de tensions entre Anthropic et la Maison Blanche, autour des capacités de ce modèle en cybersécurité.
Mythos est présenté comme un outil capable de détecter des failles dans des logiciels anciens et d’identifier des vulnérabilités à grande échelle. Anthropic a en parallèle signalé que ce modèle posait des questions de sécurité informatique suffisamment sensibles pour justifier un report, le temps de mettre ces risques sur la table avec les autorités et les acteurs concernés.
« Ici, un même outil se retrouve à la fois freiné au niveau politique et maintenu en usage par l’appareil de renseignement américain. »
La suite dépendra des arbitrages américains sur les usages autorisés de Mythos et sur le cadre appliqué à Anthropic. Le dossier peut aussi évoluer avec les discussions engagées autour des effets de ce type de modèle sur la cybersécurité des administrations, des entreprises et des infrastructures numériques.