La Fédération française de rugby a été mise en examen pour homicide involontaire dans l’enquête sur la disparition de Medhi Narjissi. Le jeune joueur du Stade toulousain, âgé de 17 ans, avait été emporté en mer en août 2024 lors d’un stage de l’équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud. La procédure est instruite par le tribunal judiciaire d’Agen. La FFR y était convoquée avec son président, Florian Grill.
Medhi Narjissi participait à un rassemblement de l’équipe de France U18 lorsqu’il a été emporté par l’océan. La baignade avait eu lieu sur une plage présentée comme dangereuse. L’enquête porte sur les conditions d’encadrement, d’organisation et de sécurité autour de cette sortie.
Une convocation au tribunal d’Agen
La Fédération française de rugby a été entendue par un juge d’instruction à Agen. La convocation pouvait conduire à une mise en examen ou à un placement sous le statut de témoin assisté. Elle a finalement débouché sur la première de ces options.
La FFR est visée en tant que personne morale. Florian Grill, président de la fédération, s’est rendu à la convocation. Certains articles évoquent aussi la situation judiciaire de Florian Grill, mais l’élément commun aux informations disponibles porte sur la mise en examen de la Fédération française de rugby.
La fédération conteste l’engagement de sa responsabilité pénale. Elle affirme que celle-ci « ne peut pas être engagée ». Cette position intervient alors que l’instruction doit encore déterminer les responsabilités éventuelles dans l’organisation du stage et de la baignade.
« Les formulations alternent entre “disparition”, “noyade” et “homicide involontaire”, selon que l’accent porte sur le drame, les faits ou la qualification judiciaire. »
Une disparition lors d’un stage de l’équipe de France U18
Le drame s’est produit en Afrique du Sud, lors d’un stage de l’équipe de France des moins de 18 ans. Medhi Narjissi était alors international U18 et joueur du Stade toulousain. Il a été emporté par l’océan pendant une baignade organisée au cours du déplacement.
Plusieurs éléments disponibles concernent le lieu de la baignade. La plage est décrite comme réputée dangereuse. L’enquête doit établir si les conditions de sécurité étaient adaptées et si l’encadrement a pris les mesures nécessaires.
La procédure s’inscrit dans le temps judiciaire long. La disparition remonte à août 2024. La mise en examen intervient plus d’un an et demi après les faits, au terme d’une étape d’instruction centrée sur la responsabilité possible de l’instance fédérale.
Les parents de Medhi Narjissi réagissent à la décision
Les parents de Medhi Narjissi, Jalil et Valérie Narjissi, ont réagi à la décision visant la FFR. « Ce n’est qu’une étape », ont-ils déclaré. Leur réaction inscrit cette décision dans la poursuite de la procédure judiciaire.
Cette mise en examen ne constitue pas une condamnation. Elle signifie que la Fédération française de rugby est désormais mise en cause dans l’instruction. Les investigations doivent continuer sous le contrôle du juge d’instruction.
La fédération conserve la possibilité de faire valoir ses arguments dans la procédure. Les familles, de leur côté, attendent que l’enquête précise les conditions exactes dans lesquelles la sortie en mer a été organisée.
Une instruction encore ouverte sur les conditions d’encadrement
La mise en examen ouvre une nouvelle phase dans l’examen judiciaire de la disparition de Medhi Narjissi. L’instruction doit encore préciser les conditions d’organisation du stage, le choix du lieu de baignade et les mesures de sécurité prévues. Elle devra aussi déterminer le rôle exact de chaque acteur.
Quels éléments permettront d’établir ou d’écarter une responsabilité pénale de la Fédération française de rugby ? Les investigations confirmeront-elles des manquements dans l’encadrement de la sortie en mer ?