La Corée du Nord a retiré de sa Constitution toute référence à la réunification avec la Corée du Sud. Cette révision, adoptée en mars 2026, a été confirmée mercredi 6 mai par le ministère sud-coréen de l’Unification. Le texte modifie également la délimitation territoriale du pays, actant une rupture symbolique avec la doctrine historique de rapprochement.
Le document officiel, révélé par Séoul, s’inscrit dans une ligne politique plus hostile envers le Sud, illustrée par les déclarations de Kim Jong Un qualifiant la Corée du Sud d’« État ennemi le plus hostile ». Aucune réaction immédiate de Pyongyang n’a été rapportée, mais cette décision marque un tournant constitutionnel après des décennies de discours unificateur.
« Cette suppression rompt avec soixante-dix ans de rhétorique officielle, où la réunification figurait comme un objectif constitutionnel, même théorique. »
Aucun calendrier pour d’éventuelles nouvelles révisions n’a été communiqué.