Les New York Knicks ont été sacrés champions NBA dans la nuit du 13 au 14 juin 2026 en battant les San Antonio Spurs 94-90 lors du match 5 des finales, disputé à San Antonio. Cette victoire conclut une série remportée 4-1 par les Knicks, qui n’avaient plus remporté le titre depuis 1973. Le meneur Jalen Brunson a été élu MVP des finales après une performance à 45 points, décisive pour sceller le sacre.
Un titre historique après 53 ans d’attente
Les Knicks remportent leur troisième titre NBA, le premier depuis 1973, mettant fin à l’une des plus longues disettes de l’histoire de la ligue. La franchise new-yorkaise, l’une des plus emblématiques du basket américain, avait atteint les finales à plusieurs reprises sans parvenir à décrocher le trophée Larry O’Brien. Cette saison, les Knicks ont dominé les playoffs en ne perdant que trois matches sur les quinze disputés, avec des remontées spectaculaires, dont une de 29 points lors du match 4 face aux Spurs.
« Enfin, on l’a fait ! », ont scandé les supporters new-yorkais, qui ont envahi les rues de Manhattan pour célébrer la victoire. Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé qu’une parade serait organisée jeudi pour célébrer l’équipe, qui se verra remettre symboliquement les clés de la ville.
Jalen Brunson, MVP des finales et héros de New York
Jalen Brunson a été le joueur clé de cette finale. Auteur de 45 points lors du match 5, dont 15 dans le dernier quart-temps, il a mené les Knicks à la victoire avec une performance offensive exceptionnelle (14 tirs réussis sur 27, dont 4 sur 7 à trois points). « J’ai juste essayé de gagner, je n’étais concentré sur rien d’autre », a-t-il déclaré après le match. Brunson, recruté par les Knicks en 2022, a su s’imposer comme le leader offensif de l’équipe, malgré des débuts en NBA où il était considéré comme un joueur sous-côté.
Son parcours est marqué par une relation particulière avec New York, où son père, Rick Brunson, a évolué comme joueur et est aujourd’hui assistant coach des Knicks. « Gagner avec eux, c’est un sentiment incroyable », a-t-il ajouté, évoquant ses coéquipiers Josh Hart et Mikal Bridges, avec qui il a remporté un titre universitaire en 2016 sous les couleurs de Villanova.
« Le même match est présenté comme une performance individuelle historique et comme le résultat d’une dynamique collective portée par toute l’équipe. »
Victor Wembanyama et les Spurs échouent en finale
Pour Victor Wembanyama, cette finale NBA était une première. À 22 ans, le Français a mené les Spurs jusqu’au dernier carré de la compétition, confirmant son statut de prodige du basket mondial. Cependant, les Spurs ont échoué dans les moments décisifs, s’effondrant en fin de match 5 après avoir mené une grande partie de la rencontre. Wembanyama a terminé la finale avec des moyennes de 19 points, 14 rebonds et 5 contres par match, mais n’a marqué que 3 points dans le dernier quart-temps du match décisif.
« Évidemment, on n’était pas prêts, je n’étais pas prêt à gagner une bague, c’est évident », a-t-il reconnu en conférence de presse. « Ce sont les erreurs, on ne manque pas de talent ou de capacités, mais on fait trop d’erreurs, je fais trop d’erreurs. » Malgré la défaite, Wembanyama a qualifié cette expérience de « plus grande leçon » de sa carrière, soulignant que des légendes comme Michael Jordan ou LeBron James n’avaient pas remporté de titre avant leurs 27 ou 28 ans.
Des célébrations marquées par des incidents à New York
La victoire des Knicks a donné lieu à des célébrations massives à New York, mais aussi à des débordements. La police new-yorkaise (NYPD) a annoncé avoir procédé à 63 interpellations dans la nuit pour des violences, des dégradations ou des troubles à l’ordre public. Cinq bus scolaires ont été incendiés ou détruits, et cinq véhicules de police ont été gravement endommagés. Un adolescent de 17 ans a également été plongé dans le coma après une agression à coups de poing et de pied à la tête.
« Des personnes ont grimpé sur des lampadaires, des feux de circulation, des structures et des échafaudages. Plusieurs bagarres ont éclaté », a détaillé la police, précisant que dix agents avaient été blessés, dont deux grièvement.
Un sacre qui relance les Knicks, des Spurs à reconstruire
Pour les Knicks, ce titre marque le début d’une nouvelle ère. Portés par un effectif jeune et talentueux, avec des joueurs comme Brunson, Hart et Bridges, la franchise new-yorkaise semble promise à un avenir radieux. L’entraîneur Mike Brown, arrivé à l’intersaison, a su insuffler une dynamique collective qui a permis aux Knicks de dominer les playoffs.
Du côté des Spurs, la défaite en finale laisse un goût amer, mais aussi des raisons d’espérer. Victor Wembanyama, malgré son jeune âge, a montré qu’il pouvait porter une équipe jusqu’aux plus hautes instances de la NBA. Avec une saison de plus pour gagner en expérience, les Spurs pourraient revenir plus forts la saison prochaine.
Le bilan de cette finale reste contrasté : d’un côté, une franchise historique qui tourne enfin la page d’une longue disette ; de l’autre, un jeune prodige qui devra encore patienter avant de soulever le trophée Larry O’Brien.