Au moins neuf civils ont été tués et plus de trente blessés lundi 23 juin dans des frappes russes visant plusieurs régions ukrainiennes, selon les bilans fournis par les autorités locales. Dans l’oblast de Dnipropetrovsk, six personnes ont péri à Kryvy Rih, tandis que trois autres décès ont été recensés dans d’autres zones touchées. Les frappes ont également endommagé des infrastructures civiles, dont des habitations et un magasin.
Des attaques ciblant des zones civiles
À Kharkiv, une femme a été tuée dans une frappe russe, et quatre maisons individuelles ainsi qu’une dépendance ont été touchées, provoquant des incendies, selon Oleh Synehoubov, chef de l’administration militaire de l’oblast. À Sébastopol, en Crimée annexée par la Russie, une attaque ukrainienne a privé une partie de la ville d’électricité, d’après une information de presse. Les forces ukrainiennes ont revendiqué des frappes sur des infrastructures énergétiques russes, notamment en mer Noire, où trois drones maritimes russes équipés de la technologie Starlink ont été abattus.
« Quatre maisons individuelles, un magasin et une dépendance ont été endommagés. Des incendies se sont déclarés sur les lieux des frappes », a précisé Oleh Synehoubov.
« Les bilans humains et matériels proviennent des parties engagées dans le conflit, sans confirmation indépendante systématique. »
Moscou critique la position des États-Unis
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé les États-Unis de renoncer à leur rôle de « médiateur impartial » dans le conflit. « Quant aux États-Unis, ils semblent renoncer à toute prétention au rôle de médiateur impartial et suivre, au contraire, une voie consistant à intensifier la pression des sanctions sur la Russie », a-t-il déclaré. Cette accusation intervient alors que les pays du G7 ont accordé à l’Ukraine des licences pour augmenter sa production militaire.
La Russie a également qualifié l’Europe de « principale menace pour la paix et la sécurité mondiales » en raison de son soutien à Kiev. Moscou a toutefois affirmé rester ouverte au dialogue, tout en rejetant les conditions posées par les Occidentaux pour des négociations.
L’Ukraine intensifie ses opérations en Crimée
L’Ukraine a multiplié les attaques en Crimée, visant notamment des raffineries pétrolières et des infrastructures énergétiques. Une frappe de drones ukrainiens sur une centrale thermique a privé la moitié de la péninsule d’électricité, selon des médias locaux. La fumée dégagée par l’incendie s’étendait sur 47 kilomètres. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie visant à isoler la Crimée, où le carburant est désormais rationné et la saison touristique à l’arrêt.
« L’approvisionnement est pratiquement interrompu », a indiqué une source militaire ukrainienne, évoquant des difficultés logistiques pour les forces russes en mer Noire. Les troupes russes auraient entamé l’évacuation partielle de la péninsule de Kinbourn, une position stratégique, en raison de frappes ukrainiennes répétées.
Zelensky absent d’une conférence en Pologne
Volodymyr Zelensky a confirmé qu’il ne participerait pas à une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine organisée en Pologne, sans donner de raison précise. Cette absence intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Kiev et Varsovie, alors que la Pologne reste un soutien clé de l’Ukraine.
Le président ukrainien a par ailleurs donné une semaine à la Biélorussie pour démanteler des antennes-relais utilisées, selon Kiev, par les drones russes pour frapper l’ouest de l’Ukraine. À défaut, l’Ukraine menace de les neutraliser elle-même. « Les Biélorusses ne se plieront jamais à cet ultimatum », a réagi un analyste cité par La Libre.
Sur le plan militaire, le Royaume-Uni a annoncé le développement d’un nouveau missile longue portée, alternative au Storm Shadow, sans composants américains. Cette initiative vise à contourner les restrictions liées aux exportations de technologies sensibles vers l’Ukraine.