La séquence a pris une nouvelle tournure mardi 7 juillet avec le rejet, par la FIFA, du recours engagé autour de la présence de Folarin Balogun lors du huitième de finale remporté par la Belgique contre les États-Unis à Seattle. L’attaquant américain avait pu disputer la rencontre après la suspension de sa sanction disciplinaire, décidée par la commission compétente de la FIFA, malgré le carton rouge reçu auparavant contre la Bosnie-Herzégovine.
La Belgique maintient sa contestation après le match
La Belgique s’est qualifiée pour les quarts de finale en battant les États-Unis 4-1, mais la fédération belge a indiqué qu’elle ne considérait pas le dossier comme clos. Elle a annoncé poursuivre « le dossier en cours avec la FIFA », dans une démarche présentée comme liée à la transparence et au fair-play.
Sur le terrain, la présence de Balogun n’a pas modifié l’issue sportive du match, mais elle est restée au centre des réactions d’après-rencontre. Rudi Garcia a déclaré à propos de l’attaquant américain : « Il est venu me voir et j’ai apprécié, il n’y est pour rien. »
« Le résultat sportif est acquis, mais le désaccord porte toujours sur la décision disciplinaire qui a précédé le match. »
Une décision disciplinaire devenue affaire politique
La controverse est née après l’intervention revendiquée de Donald Trump auprès de Gianni Infantino pour demander un réexamen du carton rouge de Balogun. La FIFA a ensuite suspendu cette sanction, permettant au joueur de participer au huitième de finale, tout en lui infligeant une amende financière selon une information de presse.
La FIFA a aussi défendu l’arbitre brésilien Raphael Claus, visé par des propos du président américain. Pierluigi Collina et l’instance ont affiché leur soutien à l’officiel. Dans un communiqué, la FIFA a indiqué avoir « pleine confiance » en lui et en son intégrité. Dans le même temps, des responsables du football européen ont dénoncé un précédent institutionnel, tandis que la FIFA a répondu que l’annulation de cartons rouges existait déjà dans d’autres compétitions.
Une procédure close sur le match, pas sur les réactions
Au plan sportif, le huitième de finale est terminé et la Belgique est qualifiée. Au plan disciplinaire, la décision ayant permis à Balogun de jouer a été maintenue à ce stade, puisque le recours contestant cette situation a été rejeté par la FIFA. Les prises de position publiques, elles, se poursuivent dans plusieurs instances du football européen.
Les faits établis portent sur trois points : le carton rouge initial de Balogun, sa réintégration pour le match contre la Belgique après réexamen, puis le rejet du recours engagé ensuite. Les accusations d’ingérence politique et les critiques visant la gouvernance de la FIFA relèvent, elles, de déclarations attribuées à des responsables sportifs, politiques ou institutionnels. La suite dépend désormais des démarches que la Fédération belge a annoncé vouloir maintenir auprès de la FIFA.