La Coupe du monde 2026 a basculé vers les quarts de finale après les dernières qualifications de l’Argentine et de la Suisse dans la nuit du 7 au 8 juillet. L’Argentine a battu l’Égypte 3-2 après avoir été menée, tandis que la Suisse a éliminé la Colombie aux tirs au but après un match nul 0-0. Le tableau des quarts a ainsi été complété avec France-Maroc, Espagne-Belgique, Angleterre-Norvège et Argentine-Suisse.
Un tableau resserré après deux huitièmes très différents
La qualification argentine a concentré une grande partie de l’attention. Menée 2-0 jusqu’aux dernières minutes, la sélection de Lionel Messi a renversé l’Égypte pour s’imposer 3-2 et rejoindre les quarts de finale. Plusieurs articles soulignent le rôle décisif de Messi dans ce retournement, avec un but et une passe décisive, malgré un penalty manqué pendant la rencontre.
Dans l’autre huitième disputé mardi, la Suisse a sorti la Colombie aux tirs au but, 4-3, après un 0-0. La sélection colombienne a quitté le tournoi sans avoir beaucoup concédé, mais elle a été éliminée au terme d’un match fermé. La Suisse affrontera désormais l’Argentine pour une place en demi-finales.
« Les quarts sont déjà fixés, mais leur lecture reste marquée par la manière très différente dont les derniers billets ont été obtenus. »
L’arbitrage d’Argentine-Égypte a prolongé le match hors du terrain
Le huitième entre l’Argentine et l’Égypte a aussi déclenché une contestation officielle. La Fédération égyptienne a déposé une plainte auprès de la FIFA et a demandé que l’arbitre français François Letexier et son équipe ne dirigent plus de matches dans cette Coupe du monde. Elle conteste notamment un but refusé après intervention du VAR et une action précédant le but argentin de la victoire.
La fédération égyptienne a évoqué dans son communiqué des décisions ayant soulevé, selon elle, « de sérieuses préoccupations » sur la cohérence et l’impartialité de l’arbitrage. Plusieurs anciens arbitres et consultants cités dans la presse ont au contraire estimé que certaines décisions contestées pouvaient être justifiées par le protocole vidéo et les lois du jeu. La FIFA, de son côté, n’a pas donné de signe d’une exclusion de François Letexier du tournoi.
France-Maroc lance les quarts avec un autre débat sur les arbitres
Le premier quart de finale doit opposer la France au Maroc jeudi 9 juillet à Foxborough, près de Boston. La rencontre renvoie à la demi-finale du Mondial 2022, remportée 2-0 par les Bleus. Le Maroc arrive avec un statut renforcé dans ce tournoi et plusieurs articles rappellent qu’il est devenu la première sélection africaine à atteindre les quarts de finale lors de deux Coupes du monde consécutives.
La désignation de l’Argentin Facundo Tello, accompagné d’assistants de la même nationalité, a alimenté les discussions avant ce match. « Je ne vais pas considérer l’arbitre comme un adversaire », a déclaré Didier Deschamps. Le sélectionneur français a aussi indiqué faire confiance aux arbitres, tandis que plusieurs médias ont relevé le contexte créé par les critiques visant déjà l’arbitrage après Argentine-Égypte.
Un point d’arrêt avant des quarts déjà chargés
À ce stade, les résultats des huitièmes ont fixé le tableau final des quarts, mais plusieurs débats restent attachés aux décisions arbitrales prises depuis le début de la phase à élimination directe. La plainte égyptienne contre l’arbitrage d’Argentine-Égypte est établie, tout comme la désignation de Facundo Tello pour France-Maroc et le maintien du carton jaune de Michael Olise par la FIFA.
En revanche, les accusations de favoritisme, de manipulation ou de traitement préférentiel relèvent de déclarations d’acteurs ou de commentaires relayés dans la presse. Les prochains matches diront seulement quelles équipes rejoindront les demi-finales. Sur le plan factuel, le tournoi entre désormais dans une séquence où les résultats sportifs et les décisions arbitrales sont suivis au même niveau d’attention.