Pacifique équatorial — l’alerte El Niño se territorialise
El Niño : des réponses locales face à des risques contrastés
L’Organisation météorologique mondiale prévoit un épisode d’une intensité possiblement inédite, avec un pic attendu vers la fin de 2026. De la Guyane à Taïwan, les réponses commencent, mais les effets annoncés diffèrent selon les saisons, les régions et les vulnérabilités locales.
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Le phénomène El Niño réchauffe les eaux de surface du centre et de l’est du Pacifique équatorial, puis modifie les vents, la pression et les précipitations à l’échelle mondiale. Dans sa dernière évaluation, l’Organisation météorologique mondiale prévoit une température de surface supérieure de 3,8 °C aux normales entre novembre 2026 et janvier 2027, une valeur jamais enregistrée dans les relevés cités par sa secrétaire générale, Celeste Saulo. L’épisode pourrait atteindre son intensité maximale vers la fin de 2026, avec des effets qui se prolongeraient au-delà. L’ONU appelle à financer les actions avant les dégâts : plus de 50 millions de dollars ont déjà été mobilisés pour onze pays, dont le Tchad, le Salvador, l’Éthiopie, la Somalie et le Soudan du Sud.
Cette alerte ne dessine pas une carte uniforme des conséquences.
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