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Bretagne, Guyane, Côte-d’Or : l’eau sous tension

Sécheresse : des réponses locales à des tensions inégales sur l’eau

De la Bretagne à la Guyane, le déficit pluviométrique met à l’épreuve l’eau potable, les rivières et les usages. Restrictions, captages d’appoint, plans d’urgence et équipements sont engagés, mais leur niveau de réalisation et leur portée diffèrent selon les territoires.

39 sources · 27 médias · 5 min

En Bretagne, la sécheresse a atteint un niveau inhabituel pour une région réputée humide. Mi-octobre, le lac du Drennec, dans le Finistère, ne remplissait plus que 33 % de sa capacité. Cette retenue, créée en 1982 pour sécuriser l’alimentation en eau du nord du département, pourrait être presque vide fin novembre si les pluies restent insuffisantes, avec une menace pour l’approvisionnement de 310 000 habitants. Fin septembre, 71 % des nappes phréatiques bretonnes étaient à un niveau bas ou très bas, selon le Bureau de recherches géologiques et minières ; la proportion atteignait 81 % dans le Finistère et 83 % dans les Côtes-d’Armor. À Brest, les responsables locaux ont évoqué un risque de rupture et, dans le pays de Saint-Malo, des coupures étaient envisagées pour 160 000 habitants si les précipitations ne revenaient pas suffisamment.

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