Niger — Algérie, Tchad et France
Au Niger, l’Algérie passe de l’autorisation au déploiement militaire
Après l’autorisation votée par son Parlement, Alger a envoyé un premier convoi militaire vers le nord du Niger. Ce déploiement, présenté comme une coopération sécuritaire et énergétique, intervient alors que Niamey accuse le Tchad d’une frappe de drone soutenue par la France, ce que N’Djamena dément.
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Le Parlement algérien a autorisé le 25 octobre l’envoi de soldats au Niger, dans le cadre d’un accord de coopération militaire signé quatre jours plus tôt avec Niamey. Une semaine plus tard, des militaires algériens ont franchi la frontière pour rejoindre le nord du pays. Plusieurs dizaines de camions ont accompagné ce premier convoi, dont cinquante citernes chargées de carburant arrivées à Agadez le 2 novembre. L’aide, évaluée à 1,6 million de litres, doit atténuer les tensions sur l’énergie au Niger.
Alger présente officiellement cette intervention comme un soutien à la protection des infrastructures énergétiques. Le déploiement intervient alors que les relations entre le Niger et le Tchad se détériorent. Niamey accuse N’Djamena d’avoir fait mener, le 24 octobre, une frappe de drone depuis le territoire tchadien contre la zone d’Emi Lulu, dans la région d’Agadez.
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