Élections, plateformes et intelligence artificielle
Au Brésil, WhatsApp a coordonné des soutiens sans prouver son effet sur le vote
Du second tour brésilien aux campagnes israélienne, espagnole et américaine, les plateformes ont servi à mobiliser, cibler et falsifier des contenus. La campagne brésilienne montre toutefois qu’un déploiement numérique ne suffit pas à établir, à lui seul, son effet sur le vote.
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Au Brésil, la campagne présidentielle s’est aussi jouée sur les plateformes. Après un premier tour où le camp de Flávio Bolsonaro semblait mieux installé en ligne, le député André Janones a lancé sur WhatsApp le canal « Exército do Lula ». Celui-ci est passé, selon les séquences publiées après le scrutin, de quelques dizaines de milliers d’abonnés à près de 11 millions entre les deux tours. Les membres y recevaient des consignes concrètes : partager des vidéos favorables à Lula, relayer des contenus hostiles à son adversaire ou rechercher certains termes sur Google afin de les faire apparaître dans les tendances. Le canal ne reposait donc pas seulement sur la diffusion d’un message : il cherchait à coordonner des actions d’audience.
Lula a finalement remporté le second tour du 25 octobre, après avoir été devancé au premier.
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