Création littéraire et intelligence artificielle
Deux usages de l’IA, deux traitements dans les prix littéraires
L’affaire Thélyson Orélien a entraîné le retrait d’un roman de plusieurs sélections littéraires. Quelques jours plus tard, le lauréat du Goncourt, Philippe Jaenada, a revendiqué trois usages ponctuels de l’IA, faisant apparaître une frontière moins nette entre écriture, assistance et procédé créatif.
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La polémique a éclaté autour de « C’était ça ou mourir », le roman de l’auteur canado-haïtien Thélyson Orélien, présenté comme l’un des favoris de la saison. Son éditeur a annoncé que l’intelligence artificielle générative avait été utilisée pour le livre. L’ouvrage a ensuite été retiré de la sélection du prix Goncourt et écarté d’autres prix littéraires, tandis que les soupçons ont également conduit les organisateurs du Prix Renaudot des lycéens à le retirer de leur liste. Aucune procédure technique établissant l’origine du texte n’est documentée : un soupçon d’usage a surtout entraîné une conséquence éditoriale et réputationnelle immédiate.
Le 3 novembre, Philippe Jaenada a obtenu le prix Goncourt pour « L’Inconnue du quai de Javel ».
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