Éducation, thème de la rentrée présidentielle
Présidentielle 2027 : la hausse des salaires ne rapproche pas les projets sur l’école
À l’approche de la rentrée scolaire, les candidats à la présidentielle multiplient les promesses pour répondre à la crise de l’école. La hausse des salaires fait consensus en apparence, mais les projets divergent sur l’autorité, le collège, les moyens et la mixité sociale.
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À la veille de la rentrée scolaire, l’éducation s’est imposée comme l’un des premiers thèmes de la campagne présidentielle de 2027. Les candidats multiplient les propositions pour répondre à la crise du métier enseignant : Marine Tondelier propose d’augmenter les salaires de 15 %, tandis qu’Édouard Philippe, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann défendent eux aussi une revalorisation. Gabriel Attal avance une hausse de 200 euros nets pour tous les enseignants.
Cette convergence sur les rémunérations ne masque pas les divergences sur le reste de l’école. Bruno Retailleau a présenté un projet de rupture fondé notamment sur le rétablissement d’un examen à l’entrée en sixième, la fin du collège unique et la création d’établissements ou d’internats disciplinaires pour les élèves régulièrement exclus. À gauche, les propositions mettent davantage l’accent sur les moyens, la mixité sociale et le service public. L’école devient ainsi un thème central de la rentrée politique, mais les réponses apportées à ses difficultés restent profondément concurrentes.
La convergence sur les salaires ne rapproche pas les projets éducatifs : les propositions sur l’autorité, l’organisation du collège, les moyens et la mixité sociale continuent de séparer nettement les approches.
Les hausses de salaire se multiplient, mais le financement de la promesse d’Attal reste flou
La question salariale domine les propositions de rentrée. Marine Tondelier veut augmenter de 15 % la rémunération des enseignants, tandis que Gabriel Attal promet 200 euros nets supplémentaires pour chacun. Cette dernière mesure serait financée par des économies dans la sphère sociale, sans que l’ancien premier ministre ait encore détaillé les coupes envisagées. La FSU-SNUipp refuse pour sa part toute « contrepartie » à la revalorisation et estime qu’il s’agit de rattraper les pertes salariales subies depuis 2010. Le baromètre du SE-UNSA cite les salaires comme la première préoccupation des enseignants.
Bruno Retailleau veut rompre avec le collège unique et créer des internats disciplinaires
Bruno Retailleau a présenté à Boulogne-Billancourt les grandes lignes de son projet pour l’éducation. Le président des Républicains veut rompre avec ce qu’il appelle les dérives du « pédagogisme » et défend une « révolution culturelle » pour l’école. Son programme prévoit notamment un examen à l’entrée en sixième, la fin du collège unique et la création d’établissements ou d’internats disciplinaires pour les élèves régulièrement exclus.
Derrière l’accord sur les salaires, droite et gauche défendent deux projets pour l’école
Derrière la multiplication des promesses salariales, les projets éducatifs restent très éloignés. Les propositions de Bruno Retailleau et de Gabriel Attal sont présentées comme plus libérales ou plus réactionnaires, tandis que le PS et La France insoumise mettent en avant l’école publique et la mixité sociale. L’historien Claude Lelièvre juge que l’éducation occupe encore une place secondaire dans le débat et estime que les propositions ne sont pas nécessairement à la hauteur des défis de l’école. Le sociologue Laurent Frajerman souligne de son côté que le déclassement des enseignants reste leur préoccupation première.
Médianalyse du Yak
La couverture de la rentrée présidentielle se concentre d’abord sur les salaires des enseignants, avec une succession de montants et de promesses de revalorisation. Les enjeux plus larges — effectifs, intelligence artificielle, inégalités ou conditions de travail — apparaissent surtout dans les panoramas de programme.
Le projet de Bruno Retailleau bénéficie d’un traitement plus précis que la plupart des autres propositions, notamment autour des internats disciplinaires, de la fin du collège unique et de la rupture avec le « pédagogisme ». La séquence est ainsi racontée à la fois comme une compétition pour l’électorat enseignant et comme une confrontation idéologique sur l’école.
Article généré par le Yak
LES SOURCES21 sources · 13 médias
Le Figaro 3 sources
- CSG, «zéro cotisation»... Comment les candidats à la présidentielle comptent rapprocher le salaire brut du net
- Présidentielle 2027 : Attal «assume» de vouloir augmenter le salaire des enseignants via des économies dans la sphère sociale
- «Je propose une véritable révolution culturelle pour l’école»: Bruno Retailleau dévoile son projet de rupture