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Présidentielle 2027 — Pouvoir d’achat

La flambée des carburants place le pouvoir d’achat au cœur de la campagne

Face à la hausse des prix à la pompe, les candidats avancent des réponses différentes : baisse des taxes, blocage des marges, aides ciblées ou hausse des salaires. Emmanuel Macron les a réunis le 18 septembre pour évoquer la crise énergétique.

58 sources · 14 médias · 4 min

En une semaine, le pouvoir d’achat est devenu l’un des principaux terrains d’affrontement de la présidentielle. La hausse des prix de l’énergie et des carburants, dans un contexte de mobilisation contre la vie chère, a poussé les candidats à détailler leurs mesures. Le gazole a atteint 2,37 euros le litre le 17 septembre, tandis que 46 % des Français interrogés dans un sondage Elabe pour BFMTV déclaraient que la hausse des carburants pesait fortement sur leur budget.

Le 18 septembre, Emmanuel Macron a réuni à l’Élysée les chefs des partis représentés au Parlement ou leurs candidats à la présidentielle. Les échanges portaient sur la « dégradation rapide » de la situation internationale et ses conséquences sur la sécurité et l’énergie en France. La réunion a également fait émerger de nouvelles demandes d’intervention sur les prix et les aides aux ménages.

La plupart des réponses annoncées ciblent directement le prix payé par les ménages, mais elles ne reposent pas sur le même mécanisme : baisse de recettes fiscales, encadrement des marges, aides publiques ou hausse des revenus. Le débat sur leur financement reste donc indissociable de celui sur le pouvoir d’achat.

  • Les candidats proposent des baisses de taxes, des aides, un blocage des marges ou une hausse du Smic.
  • Le débat budgétaire et la dette sont également au centre de plusieurs prises de parole.
Le Yak

Bruno Retailleau promet de baisser le prix du plein sans dette

Le candidat Les Républicains a consacré sa prise de parole du 15 septembre au pouvoir d’achat. Il veut augmenter les salaires, réduire le prix des carburants et abroger le diagnostic de performance énergétique, tout en supprimant l’encadrement des loyers. Sur l’essence, il affirme que baisser le prix du plein « tout de suite et sans un euro de dette, c’est possible ».

Bruno Retailleau a renvoyé dos à dos les propositions de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen et dénoncé l’inaction de l’exécutif. Il a résumé son opposition aux nouvelles dépenses par cette formule : « Il n’y a plus de sous dans les caisses, que les Français se le disent. »

À gauche, les réponses à la vie chère divergent entre salaires, aides et fiscalité

Les candidats de gauche ne défendent pas une réponse commune à la vie chère. Olivier Faure, candidat à la primaire socialiste, propose de porter le Smic à 1 690 euros net, puis à 1 700 euros dans les propositions présentées pour la primaire. Il défend également une retraite à 62 ans et la mise à contribution de l’intelligence artificielle.

Raphaël Glucksmann réclame des « aides ciblées massives » et veut tripler le chèque énergie pour le porter à 500 euros. Fabien Roussel demande une baisse de la TVA sur l’énergie, de 20 % à 5,5 %, et appelle à un « état d’urgence énergétique ». Marine Tondelier juge insuffisante la prolongation de l’aide existante et estime que TotalEnergies « s’engraisse à partir de cette crise ».

À l’Élysée, les candidats demandent de nouvelles aides face à la crise énergétique

Emmanuel Macron a convié le 18 septembre les chefs des partis représentés au Parlement, ou leurs candidats à la présidentielle, à une réunion à l’Élysée. Les échanges portaient sur la « dégradation rapide » de la situation internationale et ses conséquences sur la sécurité et l’énergie en France.

Olivier Faure a réclamé des aides « automatiques et doublées », Raphaël Glucksmann des aides beaucoup plus massives et Fabien Roussel a estimé que le gouvernement avait les moyens d’agir. Marine Le Pen a plaidé pour une baisse des taxes sur le carburant. Le ministre délégué aux relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a jugé qu’une telle décision relevait d’un choix lié à l’élection présidentielle.

Baisse des taxes, blocage des marges : les candidats ciblent le prix à la pompe

La baisse des prix des carburants s’est imposée comme le sujet le plus visible de la séquence. Les propositions citées dans les prises de parole et les débats vont de la baisse des taxes au blocage des prix, en passant par la réduction des marges des pétroliers et les aides ciblées.

Jean-Luc Mélenchon réclame le « blocage des marges des raffineurs ». Fabien Roussel soutient les pêcheurs mobilisés contre le prix du carburant et dénonce une « politique des petits chèques ». Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, estime que le prix permettant à l’économie de repartir serait de 1,70 euro le litre et demande au gouvernement de « déminer cette colère ». Le Medef, par la voix de Patrick Martin, interpelle de son côté les candidats en les appelant à éviter les propositions qui « stressent nos créanciers ».

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le pouvoir d’achat est rapidement resserré autour du prix des carburants. Les mesures sur les salaires, le logement ou l’héritage existent, mais les titres et les sujets se concentrent surtout sur la réponse immédiate à la pompe.

Le traitement personnalise fortement la séquence : Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et les candidats de la primaire socialiste sont présentés à travers une proposition ou une formule. La réunion organisée par Emmanuel Macron déplace ensuite l’attention vers la capacité du gouvernement à agir face à la flambée des prix.

Article généré par le Yak

LES SOURCES58 sources · 14 médias

Le Figaro 3 sources

La Croix 2 sources

BFMTV 37 sources

RMC 1 source

Nice-Matin 2 sources

RFI 1 source

Le Monde 1 source

Le Parisien 2 sources

Franceinfo 2 sources

La Dépêche du Midi 2 sources

Midi Libre 2 sources

France 24 1 source

L’Indépendant 1 source

France Bleu 1 source

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