Présidentielle 2027 — À gauche
Matthieu Pigasse écarte la primaire, mais maintient l’hypothèse d’une candidature
Absent du processus de désignation social-démocrate, le banquier d’affaires affirme ne fermer « aucune porte » et continue de défendre une candidature unique de la gauche. Il n’est toutefois pas candidat déclaré.
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Matthieu Pigasse ne participera pas à la primaire social-démocrate, qu’il juge trop étroite et fondée sur une « désignation militante ». Il souhaitait une « primaire large » où les électeurs puissent départager davantage de sensibilités, mais dénonce un processus « où les candidats choisissent les candidats ».
Cette absence ne l’empêche pas de maintenir l’hypothèse d’une candidature présidentielle. Interrogé le 22 septembre sur France Inter, il a assuré ne fermer « aucune porte » et vouloir « être utile » à la gauche. Il se présente encore comme un recours possible pour une candidature unique, sans avoir annoncé sa candidature ni obtenu d’investiture.
Refuser la primaire ne vaut pas renoncement à la présidentielle : Pigasse conserve une hypothèse de candidature, mais sans passer par le processus de désignation social-démocrate et sans franchir le stade de l’annonce officielle.
- Absence de la primaire
- Maintien d’une candidature seulement hypothétique
Pigasse veut unir la gauche et revendique des convergences avec LFI
Matthieu Pigasse veut continuer à « mener trois combats » : « faire barrage à l’extrême droite », « œuvrer à l’union de la gauche » et montrer que « des politiques de rupture sont possibles ». Il défend l’idée d’une candidature capable de rassembler au-delà du seul cadre social-démocrate.
Fin août, il avait aussi fait état de « convergences » avec La France insoumise, notamment sur l’annulation partielle de la dette publique. Aux journées d’été du mouvement, il avait jugé cette proposition économiquement possible et parlé d’un « moment pré-révolutionnaire ».
La polémique sur les vacances de Pigasse concurrence son discours sur la gauche
Les ambitions de Matthieu Pigasse ont été rattrapées par la polémique sur ses vacances à l’île Moustique. Il a reconnu que les montants évoqués — plus de 400 000 euros pour trois semaines, selon des révélations du Canard enchaîné — pouvaient « choquer », tout en refusant l’idée d’une « police des vacances ».
Le banquier d’affaires, qui revendique un patrimoine supérieur à 100 millions d’euros et se dit concerné par la taxe Zucman, assume son train de vie. Sa compagne Wassila Meddas a également réagi sur X aux articles consacrés à leurs vacances. Ségolène Royal a néanmoins défendu sa position : elle préfère, a-t-elle déclaré, « quelqu’un qui est riche et qui dit qu’il faut taxer les riches » à quelqu’un qui s’y oppose.
La primaire social-démocrate se tient sans Matthieu Pigasse
Matthieu Pigasse n’a pas participé au premier débat télévisé de la primaire social-démocrate, organisé le 23 septembre. Son absence l’a tenu à l’écart du processus de désignation auquel il souhaitait initialement prendre part.
Un député socialiste cité par l’AFP relativise toutefois la portée de son exclusion, estimant que Pigasse représente surtout « un petit courant à la gauche du PS ». Sa présence aurait, selon lui, donné « du relief » à la primaire, sans répondre à une attente particulièrement forte de l’opinion.
Médianalyse du Yak
La couverture se concentre d’abord sur le contraste entre l’ambition présidentielle de Matthieu Pigasse et son absence de la primaire social-démocrate. Ses formules — « aucune porte » et « ne renonce pas à la bataille » — sont largement reprises, ce qui entretient la visibilité d’une candidature qui reste pourtant hypothétique.
Un second cadrage s’est imposé autour de son patrimoine et de ses vacances luxueuses. La polémique sur l’île Moustique prend une place importante dans le traitement, au point de concurrencer ses propositions sur l’union de la gauche et ses convergences avec LFI.
Article généré par le Yak