Présidentielle 2027 — Mobilisation lycéenne
La mobilisation lycéenne s’étend, les candidats s’opposent sur la réponse à apporter
Né le 17 septembre à Créteil, le mouvement lycéen s’est étendu en deux semaines à plusieurs centaines d’établissements. À sept mois de la présidentielle, les candidats s’opposent entre soutien aux revendications, condamnation des violences et mise en cause de La France insoumise.
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En deux semaines, la mobilisation a gagné plusieurs villes et s’est étendue aux étudiants. Les lycéens réclament davantage de moyens pour leur apprentissage et dénoncent la dégradation de leurs conditions d’études. Le 2 octobre, le ministère de l’Éducation nationale annonçait la fermeture d’un peu plus de 400 établissements et recensait 564 établissements ayant connu des actions ou des perturbations.
Les réponses politiques ont divergé. Certains candidats ont demandé au gouvernement de recevoir les organisations et de répondre aux revendications ; d’autres ont insisté sur les violences, la responsabilité des casseurs ou la sécurité. Bruno Retailleau et Gabriel Attal ont mis en cause La France insoumise, tandis que les candidats de la primaire sociale-démocrate ont affirmé vouloir remettre les questions scolaires au centre du débat.
Le mouvement parti de Créteil gagne les lycées et les universités
Le premier blocage a eu lieu le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, dans le Val-de-Marne. Les lycéens réclament davantage de moyens pour leur apprentissage et protestent contre leurs conditions d’études. Le 1er octobre, plusieurs étudiants ont rejoint les blocages.
La mobilisation s’est accompagnée de tensions et de dégradations dans plusieurs villes. Le 2 octobre, le ministère de l’Éducation nationale annonçait la fermeture d’un peu plus de 400 établissements ; il recensait aussi 564 établissements ayant fait l’objet d’actions ou de perturbations depuis le matin.
À la primaire de la gauche, les cinq candidats veulent remettre l’école au centre
Lors du débat organisé le 1er octobre sur France 2 et France Inter, Ségolène Royal, Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann ont condamné les violences liées au mouvement lycéen, y compris celles attribuées à certains policiers. Ils ont préféré parler de l’école plutôt que de La France insoumise.
Raphaël Glucksmann avait auparavant soutenu les revendications des lycéens et demandé que le gouvernement reçoive les organisations. Le 4 octobre, Olivier Faure a déclaré qu’il serait « avec les lycéens dans la rue mardi », jugeant leurs revendications légitimes. Le premier tour de la primaire sociale-démocrate devait se tenir le week-end suivant.
Retailleau et Attal accusent LFI, les candidats débattent de l’ordre
La mobilisation a déclenché une offensive de plusieurs candidats contre La France insoumise. Bruno Retailleau a posé la question de l’interdiction du parti, tandis que Gabriel Attal l’a accusé de mettre en danger les personnels de l’Éducation nationale, les équipements publics et les jeunes eux-mêmes. Son entourage a dénoncé une « instrumentalisation » de LFI.
À droite, Édouard Philippe a appelé à engager la responsabilité des casseurs et jugé les images de violences « extrêmement préoccupantes ». Geoffroy Didier, porte-parole de Bruno Retailleau, a parlé d’une « prise d’otage politique ». D’autres candidats ont défendu une réponse différente : Nathalie Arthaud a estimé que parler d’abord de violence revenait à poser le problème « à l’envers », tandis que David Lisnard a évoqué « une multitude de facteurs » à l’origine de la mobilisation.
Mélenchon appelle les adultes à protéger les lycéens
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, s’est exprimé sur la mobilisation en appelant les adultes et les parents à se munir d’un casque ou d’un brassard blanc pour protéger les lycéens lors des prochaines manifestations. Le Figaro a présenté cette prise de position comme un retour à une campagne plus conflictuelle et a décrit le mouvement comme un terrain de mobilisation pour LFI.
Fabien Roussel veut ouvrir des cahiers de doléances
Fabien Roussel, candidat du PCF, a appelé les jeunes à remplir « des cahiers de doléances » et le gouvernement à les « entendre ». Il a condamné les violences tout en mettant en cause les propos de Laurent Nuñez, qui avait affirmé ne pas constater d’interventions disproportionnées des forces de l’ordre. Roussel a aussi déclaré qu’il serait aux côtés des lycéens lors des manifestations du 6 octobre.
Médianalyse du Yak
La couverture observée se déplace progressivement des revendications scolaires vers les violences, la fermeture des établissements et la mise en cause de La France insoumise. Les prises de parole des candidats deviennent alors l’angle principal, souvent à travers des déclarations isolées sur l’ordre, les casseurs ou le soutien aux lycéens.
Deux cadrages coexistent : certaines publications insistent sur un mouvement né de la dégradation des conditions d’apprentissage, tandis que d’autres le présentent surtout comme une séquence politique à l’approche de 2027. La primaire de la gauche est traitée comme une confrontation avec LFI, mais plusieurs récits soulignent aussi le choix des cinq candidats de revenir aux questions scolaires.
Article généré par le Yak
LES SOURCES41 sources · 15 médias
Le Figaro 4 sources
- «Ce n’est pas en promettant du sang et des larmes qu’ils auront nos votes» : en grève, les fonctionnaires déjà tournés vers la présidentielle
- Blocus des lycées, échanges musclés sur Gaza, rapport à LFI : ce qu’il faut retenir du deuxième débat de la primaire de la gauche
- Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon cherche à attiser la fureur lycéenne
- Mathieu Bock-Côté : « Le “mouvement social” des lycées, grande répétition pour 2027 »
BFMTV 22 sources
- Pompiers en grève: "La colère est immense", assure François Ruffin, député de la Somme et candidat "Debout" à l'élection présidentielle
- Lycées bloqués: "Il faut que le gouvernement reçoive les organisations et réponde aux demandes", estime Raphaël Glucksmann, candidat "Place publique" à l'élection présidentielle
- "Je soutiens les revendications des lycéens", déclare Raphaël Glucksmann, candidat "Place publique" à l'élection présidentielle
- FORUM BFMTV - Lycées bloqués: au baccalauréat, "il y a aujourd'hui une injustice terrible entre les établissements", dénonce Nicolas Dupont-Aignan, candidat "Debout la France" à l'élection présidentielle
- Colère lycéenne: le gouvernement "est aux abonnés absents", estime François Ruffin, candidat "Debout" à l'élection présidentielle
- Blocage des lycées: "Il faut engager la responsabilité" des casseurs, affirme Édouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle
- Blocage des lycées: "Les images que nous voyons sont extrêmement préoccupantes", assure Édouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle
- Colère lycéenne: Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, dénonce une "instrumentalisation" de LFI qui met en danger les jeunes
- Colère lycéenne: "On assiste à une prise d'otage politique", estime Geoffroy Didier, porte-parole de Bruno Retailleau, candidat à l'élection présidentielle
- Colère lycéenne: "Si on parle de violence, on pose le problème à l'envers", estime Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, candidate à l'élection présidentielle
- Colère lycéenne: "Ce que je veux, c'est qu'on réponde aux demandes des lycéens", réclame Raphaël Glucksmann, candidat Place publique à l'élection présidentielle
- Colère lycéenne: "Aujourd'hui tout ce qui arrive c'est le fruit d'une multitude de facteurs", détaille David Lisnard, maire de Cannes et candidat à l'élection présidentielle
- Colère lycéenne: "La police municipale dans ma commune a interpellé 23 individus", détaille David Lisnard, maire de Cannes et candidat "Nouvelle Énergie" à l'élection présidentielle
- Colère des lycéens: "J'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque ou un brassard blanc" pour protéger les lycéens lors des prochaines manifestations, déclare Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle
- DIRECT. Primaire sociale-démocrate: Olivier Faure indique qu'il sera "avec les lycéens dans la rue" mardi car "ils portent des revendications légitimes"
- Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle, s'exprime sur les mobilisations lycéennes
- Colère des lycéens: Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle, appelle les jeunes à remplir "des cahiers de doléances" et le gouvernement à "entendre"
- Mobilisations lycéennes: "Ceux qui sont à l'initiative de ces mouvements sont des organisations de jeunesse", déclare Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle
- “Je mets en cause ses propos”, déclare Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle, en réponse à Laurent Nuñez qui estime qu'il n'y a “pas d’interventions disproportionnées des forces de l’ordre” lors des mobilisations lycéennes
- Colère des lycéens: "Aucune violence n'est justifiable, aucune violence n'est légitime", affirme Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle
- Violences en marge des mobilisations lycéennes: "On devrait avoir une politique de maintien de l'ordre qui protège notre jeunesse", affirme Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle
- Manifestations lycéennes du 6 octobre: "Oui je serai à leurs côtés", déclare Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et candidat à l’élection présidentielle