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Présidentielle 2027 — Droite et centre

À droite et au centre, le rassemblement bute sur la méthode

Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau revendiquent chacun la capacité à réunir leur camp. En une semaine, les soutiens se sont précisés, mais aucune méthode commune de désignation n’a émergé.

40 sources · 19 médias · 3 min

À Dijon, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont appelé séparément à un « rassemblement » du bloc central, sans annoncer d’accord. Philippe a de nouveau rejeté l’idée d’une primaire, tandis qu’Attal a défendu un rassemblement allant « des sociaux-démocrates à la droite républicaine » et rappelé l’existence d’un comité de liaison entre les partis du centre, sans les candidats.

À droite, Bruno Retailleau a reçu les soutiens de Gérard Larcher, de François Baroin et du groupe LR au Sénat. David Lisnard et Hervé Morin ont, eux, relancé l’idée d’une primaire de la droite et du centre. Les appels à l’unité se multiplient, mais les protagonistes ne s’accordent ni sur le candidat ni sur la procédure de désignation.

François Baroin et Gérard Larcher soutiennent Bruno Retailleau

Bruno Retailleau a obtenu cette semaine l’appui de plusieurs figures de la droite. À Troyes, François Baroin a assuré le candidat des Républicains de son soutien, estimant qu’il avait « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour » et qu’il existait un « chemin possible » vers la victoire.

Gérard Larcher, président LR du Sénat, a de son côté affiché son soutien « sans réserve » au président du parti. Réunis à Troyes pour leur séminaire de rentrée, les sénateurs LR ont confirmé leur appui à Retailleau et rejeté les appels à l’union lancés par Édouard Philippe.

Michel Barnier souhaite lui aussi qu’un seul candidat représente la droite et le centre, mais il estime que ce candidat doit être Bruno Retailleau. La droite sénatoriale se range ainsi derrière une candidature qui entend empêcher un ralliement au maire du Havre.

Édouard Philippe détaille ses mesures pour donner une direction à sa candidature

Invité jeudi soir sur France 2 dans « L’Heure de vérité », Édouard Philippe a présenté plusieurs mesures destinées à donner une direction à sa candidature. Il a promis de redresser les comptes publics, de renforcer le pouvoir d’achat des familles et de diviser par deux l’immigration légale.

Le candidat Horizons veut aussi « revoir totalement » les allocations familiales, avec 350 euros dès le premier enfant et jusqu’à 3 000 euros de réduction d’impôt, et exonérer de cotisations sociales les salariés qui acceptent de travailler davantage. Il a annoncé la présentation d’une vingtaine d’ordonnances dès juillet 2027 s’il est élu.

Cette apparition devait répondre à une difficulté identifiée jusque dans son entourage : multiplier les propositions sans parvenir, selon un de ses soutiens, à faire émerger une « accroche » fédératrice. Philippe reste mieux placé que Gabriel Attal dans les sondages cités, mais son équipe reconnaît l’importance de rendre ses efforts budgétaires et sociaux plus lisibles.

David Lisnard et Hervé Morin veulent une primaire à droite et au centre

David Lisnard a estimé qu’une primaire de la droite et du centre était encore « organisable » et « souhaitable ». Hervé Morin a défendu la même proposition au nom de « l’intérêt de la Nation ».

L’idée se heurte toutefois au refus d’Édouard Philippe. À Dijon, le candidat Horizons a expliqué qu’une primaire pousserait chaque participant à accentuer ses différences, avant de mettre en garde contre la montée des attaques personnelles et le risque de rendre ensuite le rassemblement « hypocrite » ou « impossible ».

Le débat porte donc autant sur le choix du candidat que sur la manière de le désigner. Philippe propose plutôt aux chefs des partis et des groupes parlementaires de se réunir dès le début de novembre pour préparer le prochain quinquennat et bâtir un socle de programme de gouvernement. À Dijon, Jean-Louis Borloo a parallèlement appelé à rédiger une « feuille de route » commune.

Médianalyse du Yak

La couverture de la semaine se concentre sur la rivalité entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, puis sur les soutiens rassemblés autour de Bruno Retailleau. Le terme « rassemblement » revient souvent, mais les positions relayées restent concurrentes : Philippe refuse une primaire, Lisnard et Morin la proposent, tandis que Retailleau reçoit des appuis successifs. Les mesures annoncées par Philippe bénéficient d’une forte visibilité, alors que la procédure commune demeure non résolue.

Article généré par le Yak

LES SOURCES40 sources · 19 médias

Libération 2 sources

BFMTV 6 sources

Le Nouvel Obs 1 source

TV5MONDE 3 sources

Le Figaro 6 sources

Le Parisien 1 source

Public Sénat 1 source

Le Progrès 1 source

Le Dauphiné Libéré 3 sources

L’Est Républicain 2 sources

Le Républicain Lorrain 2 sources

Vosges Matin 2 sources

L’Alsace 1 source

JSL 2 sources

Le Bien Public 3 sources

Le Monde 1 source

Euronews FR 1 source

La Dépêche du Midi 1 source

20 Minutes 1 source

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