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Primaire sociale-démocrate

Raphaël Glucksmann remporte largement la primaire sociale-démocrate

Le leader de Place publique a obtenu 66,17 % des suffrages, très loin devant Olivier Faure. Sa victoire confirme le choix d’une rupture avec La France insoumise, mais le rassemblement de la gauche reste à construire.

385 sources · 54 médias · 4 min

Raphaël Glucksmann a été désigné dimanche 11 octobre candidat de la gauche sociale-démocrate à l’élection présidentielle de 2027. Il a obtenu 66,17 % des voix, devant Olivier Faure, crédité de 14,48 %. Ségolène Royal arrive derrière eux avec 7,6 %, tandis que Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel restent sous la barre des 10 %. Environ 120 000 personnes ont finalement participé au scrutin, sur 140 282 inscrits.

Le vote, organisé en ligne les 9 et 10 octobre, avait été prolongé jusqu’au dimanche à 18 heures après une cyberattaque ayant saturé la plateforme de connexions automatisées. Seuls 20 000 électeurs avaient pu voter vendredi à 19 heures, avant une reprise progressive du scrutin. Les organisateurs ont assuré que l’intégrité des suffrages n’était pas compromise ; le parquet de Paris a ouvert une enquête et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information a été saisie.

La campagne avait opposé cinq candidats, mais surtout deux lignes sur le rapport à La France insoumise. Glucksmann et Jérôme Guedj refusaient toute alliance avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, tandis qu’Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel défendaient un rassemblement plus large de la gauche à l’Assemblée. Les trois débats télévisés ont été marqués par ces désaccords et par des attaques personnelles.

La primaire s’est jouée sur l’alliance avec LFI

Les trois débats télévisés de la primaire ont rarement permis aux cinq candidats de se départager sur leurs propositions. La question d’une alliance avec La France insoumise a dominé les échanges, jusqu’à faire de Jean-Luc Mélenchon un acteur absent mais central de la compétition.

Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj ont refusé toute alliance avec LFI, estimant qu’elle conduirait à la défaite face à l’extrême droite et reprochant à Jean-Luc Mélenchon de jouer avec les codes de l’antisémitisme. Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel défendaient au contraire le principe d’un rapprochement de l’ensemble de la gauche à l’Assemblée. Faure a accusé son rival de défendre une « option centriste » ; Glucksmann lui a répondu qu’il serait « le candidat du Parti socialiste ».

Les échanges ont aussi été marqués par les attaques entre candidats. Ségolène Royal a dénoncé les propos de Glucksmann l’accusant d’avoir « fait la danse du ventre devant Macron ». L’eurodéputé s’est ensuite dit « désolé » pour ces propos « inélégants ». À la veille du vote, plusieurs analyses ont jugé qu’aucun candidat n’avait véritablement renforcé sa stature présidentielle.

La cyberattaque prolonge le vote jusqu’au dimanche

La plateforme de vote de la primaire a été ciblée dès son ouverture, vendredi 9 octobre à 8 heures, par un afflux massif et fictif de connexions. Les organisateurs ont dénoncé une cyberattaque destinée à saturer le site. Le scrutin n’a pas été interrompu, mais l’accès a été fortement ralenti : à 19 heures, seuls 20 000 des quelque 140 000 inscrits avaient pu voter.

Les trois formations organisatrices — le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste — ont saisi la justice. La section cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête et Matignon a indiqué que l’Anssi avait été saisie. La commission d’organisation a assuré que les votes enregistrés n’étaient pas compromis.

En accord avec les candidats, elle a prolongé le scrutin jusqu’à dimanche 18 heures, au lieu du samedi soir. La participation a ensuite progressé rapidement : plus de 70 000 votants étaient recensés samedi matin, puis plus de 107 000 samedi à 22 heures. Le résultat a finalement été annoncé dimanche soir.

Glucksmann reçoit des soutiens sans infléchir sa ligne sur LFI

Après sa victoire, Raphaël Glucksmann a déclaré vouloir « rassembler la gauche démocratique » et « battre l’extrême droite ». Il a reçu le soutien de Jérôme Guedj et d’Emmanuel Maurel, tandis qu’Olivier Faure l’a félicité en déclarant : « Tu es désormais le candidat élu des trois partis associés dans cette primaire. »

Le premier secrétaire du PS a appelé à « forger ensemble cet esprit de victoire ». Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, a lui aussi souhaité que le parti se mobilise pour le candidat, tout en rappelant qu’il ne s’agissait que d’une « première étape ». Ségolène Royal s’est dite « très déçue mais sans regrets » et a souhaité que Glucksmann « fasse au mieux ».

Le vainqueur n’a toutefois pas modifié sa ligne sur La France insoumise. Il veut être le candidat d’une gauche démocratique et d’une rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon. Marine Tondelier a regretté qu’il refuse « toute perspective d’alliance large de toute la gauche et des écologistes ». François Hollande, de son côté, a félicité Glucksmann, qui lui a déclaré qu’il était le bienvenu dans sa dynamique.

Médianalyse du Yak

La couverture médiatique s’est d’abord concentrée sur la conflictualité des débats : les attaques personnelles, la fracture sur LFI et les formules visant Raphaël Glucksmann ont davantage circulé que les différences programmatiques entre les cinq candidats. Le vocabulaire du congrès, du règlement de comptes et du « suicide collectif » a souvent pris le dessus sur celui de la présidentielle.

À partir de l’ouverture du vote, l’attention s’est déplacée vers la participation et la fiabilité du scrutin. Le nombre d’inscrits, le profil largement inconnu d’une partie du corps électoral et la cyberattaque ont alimenté l’incertitude sur le résultat. Après la victoire de Glucksmann, le traitement s’est recentré sur l’ampleur de son score et sur la difficulté à rassembler au-delà du pôle social-démocrate, notamment avec les écologistes et LFI.

Article généré par le Yak

LES SOURCES385 sources · 54 médias

Le Monde 16 sources

Le Figaro 16 sources

Libération 18 sources

Le Parisien 22 sources

Le Nouvel Obs 10 sources

L’Express 3 sources

L’Humanité 4 sources

HuffPost France 7 sources

20 Minutes 7 sources

Franceinfo 15 sources

BFMTV 69 sources

TV5MONDE 10 sources

La Dépêche du Midi 16 sources

Le Progrès 6 sources

Le Dauphiné Libéré 7 sources

L’Est Républicain 7 sources

Midi Libre 9 sources

France Bleu 6 sources

DNA 7 sources

Le Républicain Lorrain 8 sources

Vosges Matin 9 sources

JSL 8 sources

Le Bien Public 7 sources

Courrier International 2 sources

RFI 3 sources

La Croix 5 sources

RMC 8 sources

L’Indépendant 6 sources

La Montagne 11 sources

Mediapart 2 sources

Le Canard Enchaîné 3 sources

Actu.fr 1 source

Atlantico 1 source

France 24 9 sources

Euronews FR 3 sources

Public Sénat 5 sources

Ouest-France 2 sources

Nice-Matin 5 sources

L’Alsace 6 sources

La Nouvelle République 4 sources

Agence Anadolu 3 sources

NRC 2 sources

Numerama 1 source

Le JDD 3 sources

Le Temps 3 sources

La Libre 2 sources

La Dernière Heure 1 source

RTS 1 source

Financial Times 1 source

El País 1 source

La Vanguardia 1 source

La Repubblica 1 source

de Volkskrant 1 source

Neue Zürcher Zeitung 1 source

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