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Présidentielle 2027 — Programme économique

Mélenchon chiffre à 106,4 milliards les recettes nouvelles de la première année

Le candidat insoumis a présenté un document de travail prévoyant 106,4 milliards d’euros de recettes nouvelles, 81,7 milliards de dépenses et 25 milliards pour réduire le déficit dès la première année d’un éventuel mandat.

9 sources · 7 médias · 2 min

Présenté le 14 octobre par Jean-Luc Mélenchon et Éric Coquerel, le document servirait d’ossature à un projet de loi de finances rectificative pour 2027 en cas de victoire à la présidentielle. LFI veut faire reposer ces recettes sur un « ISF climatique », la suppression de la flat tax, la taxe Zucman, une hausse de la taxe sur les Gafam et une réduction de plusieurs niches fiscales.

Les dépenses nouvelles comprendraient le retour à la retraite à 62 ans, avant un objectif de 60 ans au cours du mandat, une garantie d’autonomie de 1 337 euros par mois pour les jeunes, la gratuité de la cantine, ainsi que la création de 10 000 postes d’enseignants et de 10 000 postes de soignants. Éric Coquerel assure que l’écart entre recettes et dépenses permettrait de réduire le déficit de 25 milliards d’euros. LFI doit encore présenter son programme présidentiel complet en novembre, puis son chiffrage définitif au début de 2027.

La taxe Zucman oppose les députés sur la justice fiscale et son impact économique

À l’Assemblée nationale, les débats du 16 octobre sur la taxe Zucman ont largement dépassé le seul examen d’un mécanisme fiscal. Les députés ont rejeté plusieurs amendements visant à instaurer un impôt minimum sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, ainsi que des propositions de rétablissement de l’ISF.

La taxe défendue par Gabriel Zucman viserait environ 1 800 foyers fiscaux et leur imposerait un montant d’impôts équivalent à au moins 2 % de leur patrimoine net, en incluant notamment leurs participations dans les entreprises. Ses partisans avancent un rendement compris entre 15 et 25 milliards d’euros par an, une estimation contestée.

La gauche a présenté le dispositif comme une question de justice et d’égalité républicaine. La droite et le camp présidentiel ont mis en garde contre des risques d’inconstitutionnalité, un départ des grandes fortunes et un impact sur l’activité et l’innovation. Le Rassemblement national, opposé à la taxe Zucman mais favorable à une autre imposition de la fortune, a renvoyé le débat aux élections.

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Dans la couverture observée, les montants annoncés de recettes et de dépenses dominent nettement, souvent résumés à l’opposition entre relance et « matraquage fiscal ». Les mesures concrètes — retraites, garantie d’autonomie, emplois publics et hôpital — viennent ensuite préciser ce cadre budgétaire.

Le traitement se déplace rapidement du document présenté par LFI vers la controverse autour de la taxe Zucman. La séquence parlementaire est principalement racontée comme un affrontement sur la justice fiscale, la crédibilité économique et le risque pour l’activité, plutôt que comme le simple examen technique d’une recette.

Article généré par le Yak

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