Présidentielle 2027 — Jeunesse et mouvements sociaux
Mélenchon fait de la jeunesse un axe de campagne avant le débat sur l’ordre
En soutenant les lycéens et en défendant des mesures pour l’école, Jean-Luc Mélenchon cherche à consolider son ancrage chez les jeunes. Les violences du 17 octobre ont ensuite déplacé la campagne vers le maintien de l’ordre et placé sa position au centre des critiques.
66 sources · 27 médias · 4 min
Depuis la mi-septembre, les lycéens manifestent pour obtenir davantage de moyens pour leurs établissements et leur enseignement. Le mouvement a franchi une nouvelle étape le 13 octobre, avec l’« acte V », dont la participation a été évaluée entre 480 000 personnes par l’intersyndicale et 161 500 par le ministère de l’Intérieur. La journée du 17 octobre, consacrée à la « vie chère » et marquée par des violences, a donné à cette mobilisation une dimension nationale et présidentielle à six mois du scrutin.
Jean-Luc Mélenchon a choisi de soutenir les cortèges et de faire de la jeunesse un axe visible de sa campagne. À Rennes 2, où l’AFP a interrogé des étudiants, le vote pour LFI est décrit comme largement majoritaire. Une enquête de la fondation Jean-Jaurès publiée en septembre donnait à Mélenchon entre 41 % et 44 % des intentions de vote chez les 18-24 ans, contre 20 % à 22 % pour Marine Le Pen. La traduction de cette popularité en suffrages reste toutefois présentée comme incertaine.
Le soutien de Mélenchon a d’abord rapproché sa campagne des revendications lycéennes. Après les violences du 17 octobre, le débat s’est déplacé vers l’ordre public et la responsabilité politique.
À Clermont-Ferrand, Mélenchon détaille ses propositions pour l’école
Devant 10 000 personnes à Clermont-Ferrand, le 11 octobre, Jean-Luc Mélenchon a promis de fonder « un État social et écologique ». Son discours a ciblé le néolibéralisme et insisté sur l’école et la jeunesse : droit de vote à 16 ans, fin de Parcoursup et création de centaines de milliers de postes.
Le déplacement s’inscrivait dans une série de meetings et de mobilisations de LFI. À Dijon, le meeting animé par les députées Clémence Guetté et Aurélie Trouvé a fait salle comble, la salle de 450 places ne pouvant accueillir tout le public. Mélenchon a aussi rejoint les manifestations lycéennes du 13 octobre, renforçant son identification au mouvement.
Autour de 18 %, LFI veut élargir son électorat
Deux sondages réalisés avant la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate ont placé Jean-Luc Mélenchon autour de 18 % au premier tour, devant Édouard Philippe et aux portes du second tour. Un sondage OpinionWay pour CNews publié le 15 octobre donnait toutefois Marine Le Pen à 35 %, suivie de Mélenchon : ces mesures décrivaient des configurations précises, pas un résultat acquis.
Cette position a conduit LFI à accélérer son travail d’élargissement. Manuel Bompard cite l’accès au service public et les écorégions parmi les thèmes destinés à dépasser les sujets habituels du mouvement. LFI prépare aussi des réunions publiques après la publication de son programme annoncée pour début novembre, mène des campagnes d’inscription électorale et travaille à une cartographie du territoire. Le mouvement veut à la fois convaincre de nouveaux électeurs et remobiliser sa base, notamment les jeunes et les quartiers populaires.
Les violences du 17 octobre déplacent la campagne vers le maintien de l’ordre
La journée du 17 octobre a déplacé le débat vers le maintien de l’ordre. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à Jean-Luc Mélenchon de « choisir son camp » entre les forces de l’ordre et les casseurs. Depuis l’Élysée, Emmanuel Macron a distingué les manifestants aux « revendications légitimes » de « ceux qui ont détruit, cassé, pillé », tout en appelant au dialogue.
Les candidats ont pris position sur cette séquence. Marine Le Pen a dénoncé une « menace pour la démocratie » dans une allocution vidéo. Édouard Philippe a défendu un usage plus ferme de la force, proposé une commission d’enquête sur la préparation de la journée et refusé d’employer l’expression « violences policières ». Marine Tondelier a, elle, critiqué la doctrine de maintien de l’ordre. La mobilisation, initialement portée par les revendications lycéennes et sociales, est ainsi devenue un affrontement de campagne sur la sécurité, la responsabilité de l’exécutif et la place de Mélenchon.
Médianalyse du Yak
Dans la couverture observée, la jeunesse est d’abord présentée comme une force sociale et un réservoir électoral, avec une attention particulière portée à l’ancrage de Mélenchon auprès des 18-24 ans. Après les violences du 17 octobre, le traitement se déplace vers la confrontation sur l’ordre public. Deux cadrages coexistent : celui d’une mobilisation lycéenne soutenue par LFI et celui d’une crise politique mettant Mélenchon en accusation face au gouvernement, tandis que les revendications scolaires passent davantage au second plan.
Article généré par le Yak
LES SOURCES66 sources · 27 médias
Libération 1 source
Le Parisien 1 source
L’Humanité 3 sources
Valeurs Actuelles 1 source
La Croix 1 source
La Montagne 3 sources
Franceinfo 3 sources
BFMTV 26 sources
- Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle se trouve dans l'un des deux cortèges parisiens
- Colère lycéenne: David Lisnard, candidat à la présidentielle, estime qu'on ne "peut pas incriminer les policiers", qui "spontanément" n'engagent pas "le mouvement de violence"
- Mobilisation lycéenne: "Moi présidente, on ne serait pas arrivé à cette situation-là", estime Marine Tondelier, candidate Les Écologistes à l'élection présidentielle
- Présidentielle: ChatGPT, Claude et les autres n'ont pas les faveurs des Français pour s'informer, 75% d'entre eux déclarent qu'ils choisiront leur candidat sans l'aide de l'IA
- L'ÉDITO POLITIQUE DE GUILLAUME DARET - Mouvement lycéen: à quel candidat à l'élection présidentielle peut profiter cette colère?
- Manifestations du 17 octobre: "J'en ai ras-le-bol de la doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays", lance Marine Tondelier, candidate Les Écologistes à l'élection présidentielle
- Manifestation du 17 octobre: "J'en ai ras-le-bol de la doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays", assure Marine Tondelier, candidate EELV à l'élection présidentielle
- Prise de parole d'Emmanuel Macron à 20h: "Il faut des décisions", estime Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- "Je lui dis bon courage": les mots d'Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle, à l'adresse de Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire sociale-démocrate
- Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle, estime qu'il faudrait travailler "deux heures de plus par semaine" pour "avoir un gain de pouvoir d'achat"
- Mouvement lycéen: Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle, propose "un petit peu plus de semaines de cours, avec un peu moins d'heures de cours", et donc "moins de vacances"
- "On ne fera rien de grand dans cette nation si les Français ne s'aiment pas", assure Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- 17 octobre: "Je n'utilise pas le terme de violences policières (...), souvent utilisé par l'extrême gauche", explique Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle
- Journée du 17-octobre: le Grand Oral d'Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- 17-octobre: "Ce que pense [Donald Trump] de nous m'importe assez peu", déclare Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle veut "proposer quelque chose qui permet d'échapper à un étau mortifère" entre le RN et LFI
- 17-octobre: "Ce qui est en cause, c'est la démocratie", détaille Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- "Dans notre utilisation de la force face aux pilleurs, nous pouvons aller plus loin", affirme Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- 17-octobre: "Est-ce qu'il y a eu ou non une faille dans les renseignements? Et si c'est le cas, tirons-en les conséquences", estime Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- 17-octobre: "Dans notre pays, l'ordre républicain ça existe", déclare Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- Loi casseur-payeur: engager la responsabilité des casseurs, "franchement, ça gêne qui?", s'agace Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle
- "Quand on veut s'adresser à la jeunesse, on ne peut pas le faire seulement avec l'arsenal répressif", juge Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- "Je serais favorable à une commission d'enquête sur le 17 octobre", déclare Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- Violences du 17 octobre: "Le gouvernement devra dire ce qu'a été la préparation de cette journée", estime Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle
- "Notre pays mérite une belle élection présidentielle": Emmanuel Macron appelle à des débats avec les partis "et non pas dans la rue par la violence"
- "Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans six mois", déclare Emmanuel Macron
RMC 1 source
TV5MONDE 2 sources
L’Indépendant 1 source
Le Bien Public 1 source
Le Temps 1 source
Al Jazeera English 1 source
Le Monde 2 sources
HuffPost France 1 source
La Libre 1 source
Mediapart 2 sources
Le JDD 4 sources
- Lycées, Bardella, présidentielle… Ce qu’il faut retenir de l’interview de Marine Le Pen sur CNews
- SONDAGE – Présidentielle 2027 : Le Pen loin devant, Glucksmann talonne Mélenchon
- «Une autosaisine en pleine campagne» : Lisnard dénonce la prise de parole de Ferrand sur le référendum constitutionnel
- Présidentielle : 46 % des musulmans envisageraient de quitter la France en cas de victoire de Marine Le Pen
La Dépêche du Midi 3 sources
- DECRYPTAGE. Présidentielle 2027 : comment les jeunes se retrouvent en tête des discours mais en queue des réformes
- DIRECT. Présidentielle 2027 : "Personne n’imposera son agenda politique par la violence", assure Sébastien Lecornu après les incendies et les pillages de samedi
- Manifestations du 17 octobre : entre les forces de l'ordre et les casseurs, "il faut choisir son camp" lance Sébastien Lecornu à l'adresse du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon