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ÉTATS-UNIS

Dolly Parton, l’icône country qui rassemblait l’Amérique, est morte à 80 ans

La chanteuse et autrice-compositrice du Tennessee s’est éteinte le 25 août 2026 après un bref combat contre le cancer. De Sevierville à New York, les hommages affluent pour une artiste dont les chansons, la générosité et l’image ont dépassé les clivages politiques et musicaux.

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Rappel des faits

Dolly Parton est morte mardi 25 août 2026 à l’âge de 80 ans. La chanteuse s’est éteinte après un bref combat contre le cancer, ont indiqué des proches. Sa famille a annoncé un hommage privé avant une cérémonie publique envisagée à Nashville ou à Sevierville, sa ville natale du Tennessee.

Née dans une famille pauvre de douze enfants, Dolly Parton avait commencé à se produire à Nashville à 13 ans. En six décennies de carrière, elle a publié une cinquantaine d’albums, vendu plus de 100 millions de disques et écrit quelque 3 000 chansons. « Jolene », « I Will Always Love You » et « 9 to 5 » ont fait d’elle une vedette de la country, puis de la pop mondiale. Sa version de « I Will Always Love You », composée en 1973, a connu un succès planétaire après son interprétation par Whitney Houston dans la bande originale de Bodyguard, en 1992.

Chanteuse, actrice, entrepreneuse et philanthrope, Dolly Parton avait aussi développé des activités autour de son image et de ses projets, dont le parc d’attractions Dollywood, installé près de son Tennessee natal. Elle a financé des actions en faveur de l’éducation et de l’accès aux livres, notamment avec son programme Imagination Library, qui a distribué plus de 270 millions de livres aux jeunes enfants depuis 1995.

L’annonce de sa mort a suscité un rare hommage transpartisan aux États-Unis. Donald Trump a ordonné que les drapeaux soient mis en berne pendant une semaine, tandis que Barack Obama, Beyoncé, Taylor Swift, Céline Dion, Paul McCartney, Mick Jagger et Jane Fonda ont salué sa carrière et sa générosité. À Sevierville, des habitants ont déposé des fleurs devant sa statue. À New York, l’Empire State Building s’est illuminé en rose et, à Buckingham Palace, les gardes ont joué « 9 to 5 ». Dolly Parton laisse une œuvre abondante et une image publique revendiquée par des publics très différents, sans s’être jamais enfermée dans un camp politique.

À Sevierville, les habitants rendent hommage à une figure maternelle

À Sevierville, la ville natale de Dolly Parton, des habitants et des fans se sont rassemblés devant la statue de la chanteuse, assise avec une guitare à la main, pour déposer des fleurs. Certains la décrivent comme leur « sainte patronne » ou comme une figure maternelle pour les habitants du Tennessee.

L’hommage local accompagne celui de Nashville, capitale de la country, et les cérémonies prévues après les obsèques privées. Dans les clubs de country, les amateurs de line dance ont également repris ses chansons, tandis que les festivaliers de Rock en Seine ont salué une artiste qui, selon plusieurs fans interrogés, leur avait appris à vivre sans s’excuser. À Sevierville comme sur les scènes musicales et devant les monuments internationaux, les hommages prennent des formes très différentes.

De « Jolene » à Whitney Houston, Dolly Parton a fait passer la country dans la pop

Dolly Parton n’a pas seulement laissé quelques tubes : son répertoire compte quelque 3 000 chansons, nourries par les histoires d’amour, les ruptures, la pauvreté et le travail. « Jolene », écrite en 1973, met en scène une femme qui supplie sa rivale de ne pas lui prendre son compagnon. Le titre est devenu l’un de ses morceaux les plus identifiables et a encore été repris ou réinterprété par d’autres artistes, dont Beyoncé.

« I Will Always Love You » appartient aussi à Parton. Elle l’a écrit en 1973 pour son manager avant d’enregistrer sa propre version. Elvis Presley avait voulu l’interpréter, mais la chanteuse avait refusé de céder ses droits. Vingt ans plus tard, Whitney Houston en a fait un succès mondial grâce au film Bodyguard. « 9 to 5 », écrit pour la comédie dans laquelle Parton jouait avec Jane Fonda et Lily Tomlin, a ajouté une chanson sur le travail à son répertoire populaire.

Cette œuvre a permis à Parton de passer de la country à la pop sans abandonner le récit des vies ordinaires. Elle a aussi enregistré une version acoustique de « Stairway to Heaven » de Led Zeppelin, devenue l’un des morceaux associés à son entrée au Country Music Hall of Fame.

Dollywood et l’Imagination Library ont prolongé la carrière de Dolly Parton

La carrière de Dolly Parton s’est développée bien au-delà des classements musicaux. La chanteuse a lancé une station de radio, des restaurants, un parfum et le parc Dollywood, qui attire plusieurs millions de visiteurs par an près des lieux de son enfance. Son sens des affaires lui a permis de conserver la maîtrise de sa carrière et de son image dans une industrie musicale longtemps dominée par les hommes.

Sa fortune a aussi alimenté des programmes caritatifs. L’Imagination Library, créée en 1995, a distribué plus de 270 millions de livres à des enfants. Le programme a également été déployé en Irlande, où 6 500 jeunes bénéficient encore de livres accompagnés d’une lettre de la chanteuse lorsqu’ils quittent le dispositif.

Dolly Parton a par ailleurs soutenu l’accès à l’éducation pour les enfants issus de milieux pauvres et participé au financement de causes liées à la santé, notamment en soutenant le vaccin contre le Covid-19. Ses actions ont souvent été présentées comme le prolongement de son enfance dans une famille démunie du Tennessee.

Dolly Parton a fait de ses paillettes un symbole de liberté et d’inclusion

Perruque blonde, décolleté assumé et tenues scintillantes : Dolly Parton avait fait de son apparence hyperféminine une signature qu’elle contrôlait entièrement. Cette image, parfois réduite à celle d’une « bimbo country », accompagnait une carrière menée selon ses propres règles. Elle a écrit des chansons qui bousculaient les rapports de pouvoir entre les femmes et les hommes et a longtemps servi de modèle à des artistes féminines.

Son soutien aux personnes LGBT+ a également fait d’elle une alliée dans un univers country où la communauté queer n’a pas toujours trouvé sa place. Elle a refusé de se présenter comme la représentante officielle d’un camp politique, mais ses prises de position sur les droits des femmes et des personnes LGBTQ+, la lutte contre le racisme et la défense des travailleurs ont nourri une autre lecture de son personnage public.

Cette combinaison explique une part de sa popularité : des milieux conservateurs américains admiraient la chanteuse du Tennessee, tandis que des progressistes et des militants LGBT+ saluaient sa générosité et ses positions. Après sa mort, la communauté queer a rendu hommage à une artiste qui avait choisi l’accueil plutôt que l’exclusion.

Dolly Parton n’avait pas besoin de se présenter comme une militante pour déplacer les lignes : son personnage ultra-féminin, sa liberté professionnelle et son soutien aux personnes LGBT+ contredisaient déjà les cases dans lesquelles on voulait la ranger.

Médianalyse

Ce que montre la couverture médiatique

Dans les titres français, européens et nord-américains consacrés à sa disparition, les mêmes mots reviennent : « icône », « reine de la country », « trésor national » et « figure fédératrice ». Les articles biographiques privilégient presque systématiquement trois angles : les chansons, l’empire entrepreneurial et la philanthropie. Les reportages locaux donnent davantage la parole aux habitants de Sevierville et de Nashville. Les articles consacrés à la communauté queer ou à la politique insistent, eux, sur le décalage entre son image de star conservatrice et ses engagements progressistes. Les titres retiennent donc surtout l’image d’une Amérique réunie autour de Parton, tandis que les développements décrivent une personnalité plus contradictoire et plus politique.

Consulter les 139 sources médianalysées

Le Monde 2 articles

Le Figaro 4 articles

Libération 7 articles

Le Parisien 3 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

L’Express 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 4 articles

20 Minutes 4 articles

Actu.fr 1 article

Franceinfo 9 articles

BFMTV 2 articles

France 24 2 articles

Euronews FR 4 articles

RMC 3 articles

TV5MONDE 1 article

Nice-Matin 3 articles

Midi Libre 2 articles

La Montagne 1 article

La Nouvelle République 1 article

Courrier International 4 articles

Mediapart 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 1 article

La Dernière Heure 3 articles

Radio-Canada 2 articles

Le Devoir 1 article

BBC News 8 articles

The Guardian 2 articles

NPR 2 articles

The Globe and Mail 5 articles

The Hindu 1 article

Folha de S.Paulo 5 articles

La Nación Argentina 2 articles

Radio New Zealand 1 article

El País 2 articles

La Vanguardia 3 articles

Público 3 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 1 article

La Repubblica 2 articles

De Standaard 4 articles

NRC 1 article

de Volkskrant 4 articles

The Irish Times 5 articles

Neue Zürcher Zeitung 2 articles

Der Standard 3 articles

Politiken 2 articles

Dagens Nyheter 1 article

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 3 articles

Telex 1 article

Adevărul 2 articles

La Tercera 1 article

SBS News 1 article