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PRÉSIDENTIELLE 2027

Olivier Faure se lance dans la primaire de la gauche face à Glucksmann

Le premier secrétaire du Parti socialiste a officialisé sa candidature dimanche soir sur TF1. Donné derrière Raphaël Glucksmann dans les sondages, il veut défendre le rassemblement de la gauche et combattre la droite et l’extrême droite.

69 sources · 35 médias · 6 min

Rappel des faits

Olivier Faure a officialisé dimanche 30 août sa candidature à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027. Le premier secrétaire du Parti socialiste l’avait d’abord annoncé dans la nuit aux députés de son groupe, avant de déclarer sur TF1 : « Je suis candidat à la présidence de la République ». C’est sa première candidature à l’Élysée depuis son arrivée à la tête du PS, en 2018.

La primaire sociale-démocrate doit se tenir les 9, 10, 16 et 17 octobre. Elle réunit le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Olivier Faure y affrontera notamment Raphaël Glucksmann, député européen et dirigeant de Place publique, ainsi que les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun et l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal.

Raphaël Glucksmann est donné favori. Lorsqu’il est testé pour la présidentielle, il recueille entre 10 et 15 % des intentions de vote, contre 3,5 à 5 % pour Olivier Faure. Le patron du PS refuse toutefois de réduire la primaire à ces rapports de force. Il affirme vouloir « tout reconstruire » et « tout réparer » après dix années qu’il qualifie d’« immense gâchis », et fait de la lutte contre l’extrême droite son « obsession ».

La campagne oppose déjà deux lignes. Olivier Faure défend le rassemblement de la gauche et des écologistes, tout en refusant un accord avec Jean-Luc Mélenchon. Raphaël Glucksmann revendique une ligne pro-européenne et anti-LFI. À Blois, lors de l’université d’été du PS, les deux hommes ont recherché des soutiens tout en appelant à éviter les attaques susceptibles d’affaiblir le vainqueur. Faure, qui avait longtemps travaillé au rapprochement entre le PS et Place publique, se présente désormais comme le challenger de celui qu’il avait contribué à installer.

À Blois, Faure et Glucksmann ont lancé leur duel sous le signe de l’unité

L’université d’été du Parti socialiste, organisée à Blois les 28 et 29 août, a servi de premier terrain de campagne à la primaire d’octobre. Olivier Faure et Raphaël Glucksmann y ont chacun recherché des soutiens, alors que le scrutin doit départager le camp social-démocrate.

Derrière les appels à l’unité et les embrassades publiques, les socialistes ont surtout parlé de la compétition à venir. Raphaël Glucksmann bénéficie de plusieurs appuis parmi les responsables socialistes et est donné favori. Ses soutiens ne font toutefois pas le plein dans toutes les composantes du parti : les différents courants socialistes ne sont pas monolithiques.

Le duel est aussi personnel. Olivier Faure avait désigné Glucksmann tête de liste de l’alliance PS-Place publique aux élections européennes de 2019, puis l’avait reconduit en 2024. Depuis, l’eurodéputé s’est rapproché des opposants au premier secrétaire, avec lesquels il s’est affiché à Blois. La campagne devra permettre au vainqueur de sortir de la primaire sans être affaibli par les affrontements internes.

Primaire de la gauche : cinq candidats, mais un duel Faure-Glucksmann

Olivier Faure est le cinquième candidat déclaré à la primaire sociale-démocrate. Face à lui figurent Raphaël Glucksmann, les députés socialistes Jérôme Guedj et Philippe Brun, ainsi que Ségolène Royal, ancienne candidate à l’élection présidentielle.

Cette liste reste distincte des formations de gauche qui ne souhaitent pas participer au scrutin. La primaire organisée à l’automne réunit le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, mais elle se déroule hors de La France insoumise. Cette configuration donne à la confrontation entre Faure et Glucksmann une place prépondérante dans la campagne.

Philippe Brun a déjà avancé une proposition concrète sur le pouvoir d’achat : il affirme qu’il est possible de faire passer immédiatement le litre de carburant sous les deux euros. Les candidats cherchent ainsi à se distinguer par des mesures précises, au-delà du débat sur la stratégie d’alliance.

Faure accuse un retard dans les sondages et mise sur le vote militant

Olivier Faure aborde la primaire en position de challenger. Lorsqu’il est testé dans les sondages pour la présidentielle, il recueille entre 3,5 et 5 % des intentions de vote, tandis que Raphaël Glucksmann se situe entre 10 et 15 %. Faure répond à cette faiblesse en rappelant que les sondages n’ont pas toujours annoncé le résultat d’une présidentielle : il cite notamment Raymond Barre, Édouard Balladur, Alain Juppé et François Fillon, puis rappelle que François Hollande avait longtemps été crédité d’environ 3 % avant de devenir président.

Le mode de scrutin peut toutefois modifier le rapport de force. En juillet, les militants socialistes ont rejeté l’idée défendue par Faure d’une primaire ouverte aux sympathisants de gauche, avec une participation fixée à deux euros. Ils ont retenu une primaire fermée, accessible par une adhésion de 15 euros, entre le PS et Place publique.

Dans le camp de Faure, cette formule est considérée comme un frein à une participation large, mais ses proches espèrent que les militants voudront faire vivre un vote spécifiquement socialiste. Ses adversaires répondent que le premier secrétaire avait voulu élargir la primaire aux écologistes et aux Insoumis et qu’il ne pourra pas tirer profit d’un vote identitaire du PS.

Faure dirige le PS depuis huit ans, mais le vote militant de juillet l’a placé en minorité sur les règles mêmes de la primaire. Son pari consiste désormais à transformer sa position de challenger en vote de fidélité socialiste.

Le Yak

Glucksmann promet une hausse progressive de 10 à 25 % pour les enseignants

Raphaël Glucksmann a placé la rémunération des enseignants parmi ses premières propositions de campagne. Le candidat à la primaire de la gauche veut augmenter leurs salaires d’au moins 10 %. Dans une autre formulation, la hausse annoncée doit être progressive et pourrait atteindre jusqu’à 25 %.

Il présente les enseignants français comme « les plus maltraités d’Europe » et prévoit de détailler cette mesure dans un « Plan école » annoncé pour la semaine du 31 août. La proposition donne un contenu social concret à sa candidature, alors que la primaire s’ouvre sur une opposition de lignes entre les candidats.

Olivier Faure doit, de son côté, publier prochainement un livre intitulé « La loi du plus juste » et a annoncé un premier déplacement consacré à la rentrée scolaire.

Article généré par le Yak

Médianalyse

L’œil de Fokon

Dans les titres consacrés à la séquence, l’affrontement entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann est l’angle dominant. Le Figaro parle de « match », Le Monde de « duel » et plusieurs titres présentent Glucksmann comme le favori. La primaire est donc surtout rendue visible comme une compétition à deux, même si les résumés mentionnent cinq candidatures.

Les titres mettent davantage en avant l’annonce de candidature que les règles du scrutin. L’accès à la primaire — une adhésion de 15 euros, après le rejet d’une consultation ouverte aux sympathisants pour deux euros — apparaît surtout dans les éléments documentaires les plus développés. La première lecture de la séquence est ainsi très personnalisée, tandis que la procédure qui déterminera le corps électoral reste moins visible.

La proposition sur les enseignants bénéficie d’une forte visibilité dans les titres : plusieurs reprennent la hausse d’au moins 10 %, tandis que d’autres affichent la possibilité d’aller jusqu’à 25 %. Les titres privilégient un chiffre immédiatement lisible ; les résumés rappellent davantage le caractère progressif de la mesure et son inscription dans un futur « Plan école ».

LES SOURCES35 médias · 69 sources

Le Monde 3 articles

Le Figaro 4 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 6 articles

Le Nouvel Obs 1 article

L’Humanité 2 articles

HuffPost France 1 article

20 Minutes 3 articles

Franceinfo 6 articles

BFMTV 7 articles

France 24 2 articles

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 1 article

Ouest-France 2 articles

Le Progrès 2 articles

Le Dauphiné Libéré 2 articles

Nice-Matin 2 articles

L’Est Républicain 2 articles

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 1 article

La Montagne 1 article

France Bleu 1 article

DNA 1 article

Le Républicain Lorrain 2 articles

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 1 article

JSL 2 articles

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 2 articles

Mediapart 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 1 article

RTS 1 article

Agence Anadolu 1 article

Le JDD 1 article

À propos

Comprendre la médianalyse

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