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NÉPAL ET TIBET

Après les crues, le Népal cherche encore des milliers de disparus

La catastrophe du 26 août a dévasté la frontière sino-népalaise. Le dernier bilan cité fait état de 1 318 morts et 5 614 disparus, tandis que les secours poursuivent leurs recherches dans les vallées et les tunnels hydroélectriques.

136 sources · 72 médias · 4 min

Un mur d’eau, de glace, de boue et de débris a déferlé le 26 août dans la région frontalière entre le Népal et le Tibet, emportant des villages, des routes, des ponts et des infrastructures hydroélectriques. Le dernier bilan des autorités cité par l’ONU fait état d’au moins 1 318 morts et de 5 614 disparus dans les deux pays. Plus de 80 000 personnes ont été sinistrées, dont beaucoup restent privées de logement et difficiles à atteindre dans les secteurs isolés.

Au Népal, les recherches se poursuivent autour des sites hydroélectriques et des barrages ensevelis. Des équipes népalaises, épaulées par des sauveteurs et des experts venus notamment d’Inde, de Chine et de Corée, progressent dans la boue et les débris. Neuf jours après la crue, deux ouvriers ont été extraits vivants d’un tunnel de Trishuli-3A. Ce sauvetage a redonné un espoir limité aux familles, alors que des centaines de personnes restent portées disparues.

Un effondrement de roche et de glace aurait déclenché la vague meurtrière

Le scénario scientifique de la catastrophe commence en haute altitude. À plus de 5 000 mètres, environ 200 millions de mètres cubes de roche et de glace se seraient détachés de la montagne avant de provoquer une crue éclair dans les vallées. Les experts ont reconstitué la séquence à partir des données disponibles, mais plusieurs questions restent ouvertes sur le déroulement précis de l’événement.

La violence de la coulée a transformé le lit de la rivière et enseveli les installations hydroélectriques situées le long du Trishuli. Des millions de tonnes de boue et de débris ont rendu les accès méconnaissables, compliquant la localisation des entrées de tunnels et l’acheminement des secours. Des géologues alertent aussi sur la présence, au-dessus de la vallée, d’autres glaciers susceptibles de se rompre, tandis que les scientifiques évaluent les menaces à venir.

À Trishuli-3A, les sauveteurs ont retrouvé deux ouvriers grâce aux plans partagés sur WhatsApp

Pour retrouver les ouvriers piégés sous les centrales et les barrages, les secours ont dû reconstituer des réseaux souterrains dont les entrées étaient recouvertes de boue et de rochers. Un groupe WhatsApp réunissant plus de 500 ingénieurs a servi à transmettre les plans des installations, les noms des disparus et les indications sur les accès possibles.

À Trishuli-3A, les équipes ont progressé pendant près de six jours avant d’atteindre le tunnel. Elles ont déplacé des blocs rocheux, utilisé des engins lourds et tenté d’acheminer de l’oxygène dans les cavités. Un faible échange vocal a finalement été entendu : les sauveteurs ont appelé les hommes bloqués et reçu, selon l’expert australien Arnold Dix, une réponse signifiant « oui » ou « d’accord ». Sanjay Shah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, ont ensuite été extraits vivants, puis évacués par hélicoptère vers Katmandou. Les recherches se poursuivaient dans d’autres sites, où environ 900 employés et ouvriers étaient encore signalés disparus.

Le sauvetage de deux ouvriers a déplacé l’attention vers une victoire spectaculaire, mais il ne modifie pas le rapport d’échelle de la catastrophe : au même moment, des centaines de travailleurs et plusieurs milliers de personnes restaient portés disparus.

Le Yak

Sans dépouille, des familles organisent des crémations symboliques

Dans les villages touchés et à Katmandou, l’attente des familles se prolonge sans réponse. Des proches parcourent les hôpitaux et les commissariats à la recherche d’informations, tandis que des échantillons d’ADN sont recueillis pour identifier les corps rendus méconnaissables par les blessures et la décomposition.

Face à l’ampleur des recherches, certaines familles ont organisé des crémations symboliques sans dépouille. Des effigies de paille ont été utilisées pour accomplir les rites funéraires et permettre aux proches de rendre hommage aux disparus. Dans les zones sinistrées, des habitants ont aussi décrit un paysage bouleversé : maisons, terres agricoles et parfois même parcelles entières ont été emportées par la rivière.

Le Népal chiffre les dégâts à plusieurs milliards et réclame une compensation climatique

La catastrophe ne se limite pas au bilan humain. Les premières estimations officielles évaluent les dégâts entre 4 et 5 milliards de dollars. Le tourisme et l’hydroélectricité, deux secteurs importants de l’économie népalaise, ont été durement touchés. Plus de 10 % de la capacité de production électrique du pays aurait été mise hors service.

L’aide d’urgence doit répondre aux besoins de logement, d’eau potable, de nourriture et de soins. L’ONU a lancé un appel de 50 millions de dollars pour soutenir plus de 80 000 personnes affectées, tandis que les organisations humanitaires préviennent que la reconstruction des maisons et des moyens de subsistance pourrait prendre des années.

Le gouvernement népalais demande que cette aide soit pensée comme une question de justice climatique plutôt que comme une simple opération de charité. Le pays, qui a peu contribué au réchauffement mondial, met en cause la responsabilité des grands émetteurs et réclame une compensation. Cette revendication vise aussi la Chine et l’Inde, présentées comme des responsables régionales.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le sauvetage des deux ouvriers domine nettement, avec un vocabulaire de « miracle », des images et un récit détaillé de l’opération. Cette séquence offre une issue heureuse immédiatement identifiable au milieu d’un bilan massif et difficile à représenter.

Les familles, les crémations symboliques et les recherches d’identité occupent également une place importante. Les conséquences économiques et la revendication de justice climatique restent en revanche plus périphériques : les publications consacrées au sauvetage privilégient l’urgence et l’émotion, tandis que d’autres éclairages se concentrent sur la fragilité du modèle hydroélectrique et le coût de la reconstruction.

Article généré par le Yak

LES SOURCES72 médias · 136 sources

Le Monde 4 articles

Le Figaro 2 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 3 articles

Le Nouvel Obs 1 article

Le Point 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 1 article

20 Minutes 4 articles

Franceinfo 5 articles

BFMTV 2 articles

BFM 6 articles

France 24 5 articles

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 3 articles

Ouest-France 1 article

La Dépêche du Midi 1 article

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

Nice-Matin 1 article

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 1 article

La Montagne 2 articles

DNA 1 article

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 1 article

La Nouvelle République des Pyrénées 1 article

Courrier International 1 article

RFI 1 article

La Libre 1 article

La Dernière Heure 1 article

RTS 1 article

Radio-Canada 2 articles

LaPresse 2 articles

Le Devoir 1 article

Agence Anadolu 1 article

BBC News 4 articles

The Guardian 1 article

The New York Times 5 articles

The Washington Post 1 article

NPR 2 articles

The Globe and Mail 2 articles

Al Jazeera English 3 articles

South China Morning Post 1 article

Channel NewsAsia 3 articles

The Hindu 9 articles

Folha de S.Paulo 1 article

Daily Maverick 1 article

Radio New Zealand 1 article

El País 1 article

La Vanguardia 1 article

Público 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 3 articles

De Standaard 1 article

NRC 1 article

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 2 articles

Der Standard 2 articles

Politiken 2 articles

Dagens Nyheter 2 articles

Aftenposten 1 article

Gazeta Wyborcza 1 article

Telex 1 article

Adevărul 2 articles

Vanguardia 1 article

El Tiempo 1 article

La Tercera 1 article

The National 4 articles

The Korea Herald 2 articles

Dawn 3 articles

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