Les discussions menées à Genève par le groupe d’experts gouvernementaux de la Convention sur certaines armes classiques ont abouti à un consensus entre 128 États. Le texte définit les systèmes d’armes létales autonomes et rappelle que le droit international humanitaire doit leur être appliqué. Il affirme aussi la nécessité d’un contrôle humain significatif.
Le document n’est pas juridiquement contraignant et n’a pas encore été rendu public. Le Comité international de la Croix-Rouge et des organisations de campagne réclament des règles obligatoires, notamment l’interdiction des armes autonomes imprévisibles ou conçues pour frapper directement des personnes. Les États doivent décider en novembre s’ils ouvrent des négociations sur un traité. Les États-Unis, la Russie, l’Inde et Israël s’y opposent, tandis que le Brésil, l’Irlande et la Norvège poussent en faveur de discussions.