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SERBIE ET MÉMOIRE DES GUERRES BALKANIQUES

À Belgrade, Ratko Mladić enterré avec les honneurs militaires

Des milliers de personnes ont accompagné les obsèques de l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, condamné pour génocide et crimes de guerre. L’Union européenne dénonce une glorification incompatible avec les valeurs européennes.

58 sources · 43 médias · 3 min

Ratko Mladić a été inhumé lundi 7 septembre à Belgrade, plusieurs jours après le rapatriement de sa dépouille en Serbie. L’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, mort à 84 ans alors qu’il purgeait une peine de prison à vie, avait été condamné en 2017 pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie des années 1990.

Des milliers de personnes lui ont rendu hommage. Son cercueil, recouvert de drapeaux serbes, a été exposé dans une église avant d’être conduit au cimetière de Topčider lors d’une cérémonie accompagnée d’honneurs militaires. Dans une partie de la population serbe, Mladić reste considéré comme un héros malgré sa condamnation. L’Union européenne a dénoncé cette glorification et rappelé qu’elle n’avait pas sa place dans un pays candidat à l’adhésion.

Le cercueil de Mladić escorté par l’armée serbe jusqu’au cimetière

La cérémonie a commencé par l’exposition du cercueil dans l’église Saint-Luc, à Belgrade. Des files de personnes venues se recueillir se sont formées autour de la dépouille. Certaines ont embrassé le cercueil avant de suivre le cortège jusqu’au cimetière.

Le cercueil était recouvert des drapeaux de la Serbie et de la Republika Srpska. Une unité d’honneur de l’armée serbe a escorté le cortège jusqu’au cimetière de Topčider, où des tirs d’honneur et des discours d’adieu ont été prononcés. Des participants portaient des drapeaux serbes et des images de Mladić en uniforme.

Bruxelles annule une visite en Serbie après les hommages à Mladić

La réaction européenne a dépassé la condamnation verbale. La commissaire européenne chargée de l’élargissement a annulé une visite prévue en Serbie en dénonçant la « glorification » de Ratko Mladić.

L’Union européenne a rappelé que l’apologie des criminels de guerre, le déni du génocide et le révisionnisme contredisaient ses valeurs fondamentales. Les obsèques ont ainsi replacé la candidature serbe à l’adhésion au centre des réactions internationales.

Le président Aleksandar Vučić n’a finalement pas assisté à la cérémonie et a rejeté les critiques européennes. Plusieurs membres du gouvernement étaient en revanche présents, tandis que le gouvernement a présenté les funérailles comme une affaire privée.

Présentées comme une affaire privée par le gouvernement, les obsèques ont pourtant été entourées d’honneurs militaires et suivies par plusieurs membres du gouvernement. Ce décalage entre le statut officiel revendiqué et la mise en scène publique de la cérémonie a nourri la contestation européenne.

Le Yak

Les supporters de l’Étoile Rouge et du Partizan rendent hommage à Mladić

La glorification de Ratko Mladić s’est aussi exprimée dans les tribunes de Belgrade. Les supporters de l’Étoile Rouge ont déployé un tifo à son effigie avant un derby contre le Partizan.

Les deux clubs rivaux de la capitale ont également vu leurs supporters rendre hommage au général serbe de Bosnie. Cette séquence sportive a prolongé, dans un autre espace public, les manifestations de soutien apparues autour de ses funérailles.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le mot « glorification » domine nettement. La foule et les honneurs militaires sont presque systématiquement associés au rappel de la condamnation pour génocide, faisant de la cérémonie un test visible pour la candidature européenne de la Serbie.

La couverture passe par plusieurs scènes — l’église, le cortège, le cimetière et les tribunes de football — tout en conservant le même fil directeur : Mladić n’est pas seulement présenté comme un ancien chef militaire, mais comme une figure encore honorée publiquement malgré sa condamnation.

Article généré par le Yak

LES SOURCES43 médias · 58 sources

Le Monde 1 article

Le Figaro 1 article

Libération 1 article

Le Parisien 2 articles

Le Nouvel Obs 1 article

Le Point 1 article

La Croix 1 article

Franceinfo 1 article

BFMTV 1 article

BFM 1 article

France 24 3 articles

Euronews FR 3 articles

TV5MONDE 1 article

Le Progrès 1 article

Courrier International 1 article

RFI 1 article

RTS 2 articles

Radio-Canada 1 article

BBC News 2 articles

The Guardian 1 article

Financial Times 1 article

The New York Times 1 article

The Globe and Mail 1 article

Al Jazeera English 4 articles

South China Morning Post 1 article

Channel NewsAsia 2 articles

The Hindu 1 article

Folha de S.Paulo 1 article

La Vanguardia 1 article

La Repubblica 1 article

De Standaard 1 article

NRC 2 articles

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 1 article

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 2 articles

Telex 3 articles

Adevărul 1 article

Kathimerini 1 article

European Western Balkans 1 article

La Tercera 1 article

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