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CARCASSONNE

À Carcassonne, quatre policiers municipaux suspendus après une vidéo raciste

Des propos racistes, misogynes, homophobes et complotistes ont été enregistrés en novembre 2025 pendant une patrouille. Une enquête judiciaire est ouverte, tandis qu’une procédure pourrait conduire au retrait des agréments des quatre agents mis en cause.

94 sources · 34 médias · 3 min

La diffusion, le 8 septembre, d’extraits d’une patrouille de police municipale enregistrée en novembre 2025 a déclenché une enquête judiciaire à Carcassonne. Pendant près de six heures, quatre agents tiennent des propos racistes, misogynes, homophobes et complotistes, captés alors qu’une caméra-piéton était restée active.

Les quatre policiers municipaux ont été suspendus. Une procédure pouvant conduire au retrait de leurs agréments a également été engagée, au regard des conditions d’honorabilité liées à leurs missions. Le brigadier-chef qui intervient le plus fréquemment dans l’enregistrement, membre du Rassemblement national et bénévole de son service d’ordre, a été exclu du parti.

Une plainte du chef de patrouille a déclenché la procédure judiciaire

La procédure judiciaire a débuté avant la publication de la vidéo. Le chef de patrouille avait déposé plainte le 31 décembre 2025 pour « atteinte à l’intimité de la vie privée », après avoir découvert que la caméra-piéton avait enregistré les échanges à bord du véhicule.

L’exploitation de la bande sonore s’est révélée complexe, a indiqué la procureure de Carcassonne, Géraldine Labialle. Les investigations portent désormais aussi sur des propos potentiellement constitutifs d’infractions visant des personnes ou des groupes en raison de leur origine, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Des témoins doivent encore être entendus.

Le RN exclut le policier chargé de son service d’ordre à Carcassonne

Le policier au centre de l’affaire était un ancien militaire et membre bénévole du service d’ordre du Rassemblement national. Il avait notamment participé à la protection de Jordan Bardella lors d’un déplacement à Carcassonne en février, dans le cadre du soutien apporté à Christophe Barthès avant les municipales.

Le RN a condamné des propos jugés « pénalement répréhensibles » et annoncé son exclusion immédiate du parti ainsi que sa radiation des effectifs du service d’ordre. Louis Aliot, maire RN de Perpignan et vice-président du parti, a dénoncé auprès de l’AFP des « irresponsables dangereux » qui, selon lui, jettent la suspicion sur l’ensemble des policiers municipaux.

Le maire promet des sanctions, un contrôle administratif est lancé

Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a qualifié les propos de « scandaleux, à vomir et inexcusables » et assuré que tous les protagonistes seraient suspendus et sanctionnés. Il a aussi dénoncé une « volonté de nuire à la nouvelle équipe municipale » et attribué la situation à des années de laxisme antérieures.

Laurent Nuñez a annoncé un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l’Inspection générale de l’administration. Aurore Bergé a jugé les propos « absolument inacceptables ». Les associations SOS Racisme et le MRAP ont saisi la justice ou annoncé leur intention de le faire.

La gestion administrative de l’affaire fait apparaître un décalage précis : Christophe Barthès affirme avoir reçu le 19 mai les conclusions d’une enquête interne, tandis que la procureure indique que celles des enquêtes déclenchées par la mairie en décembre ne lui étaient toujours pas parvenues.

Le Yak

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre surtout sur le caractère raciste des propos et sur le lien de l’agent avec le RN. Son exclusion du parti et sa participation au service d’ordre de Jordan Bardella deviennent les principaux cadres de lecture de la séquence.

Le traitement national met principalement en avant l’indignation politique, les suspensions et la réaction du RN. Les publications locales détaillent davantage la chronologie de l’enregistrement, de la plainte initiale et des procédures administratives engagées par la mairie.

Les formules les plus choquantes de la vidéo circulent largement, tandis que les éléments procéduraux — retrait possible des agréments, auditions restantes et enquête administrative — restent plus en retrait.

Article généré par le Yak

LES SOURCES34 médias · 94 sources

Le Monde 3 articles

Le Figaro 2 articles

Libération 1 article

Le Parisien 4 articles

Le Nouvel Obs 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 7 articles

BFMTV 14 articles

France 24 1 article

Euronews FR 1 article

RMC 4 articles

TV5MONDE 2 articles

La Dépêche du Midi 8 articles

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

Nice-Matin 1 article

L’Indépendant 7 articles

Midi Libre 8 articles

La Montagne 5 articles

France Bleu 5 articles

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

RFI 1 article

Mediapart 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 1 article

La Dernière Heure 2 articles

Agence Anadolu 1 article

Le JDD 1 article

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