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ÉLECTIONS EN SUÈDE

La gauche en tête d’un siège, le gouvernement suédois reste à négocier

Les premières estimations donnent l’opposition de Magdalena Andersson devant le bloc de droite soutenu par l’extrême droite. Les projections resserrent toutefois l’écart à 175 sièges contre 174, sans permettre encore de déterminer qui formera le prochain gouvernement.

112 sources · 61 médias · 5 min

La gauche suédoise a pris une courte avance au soir des élections législatives, sans que le résultat permette encore de désigner avec certitude le prochain gouvernement. Les premières estimations de la télévision publique SVT créditaient l’opposition menée par la sociale-démocrate Magdalena Andersson de 51,3 % des suffrages, contre 46,8 % pour le bloc de droite réunissant le Premier ministre sortant Ulf Kristersson et les Démocrates de Suède (SD), le parti d’extrême droite dirigé par Jimmie Åkesson. D’autres estimations ont toutefois ramené l’écart à un quasi-match nul.

Au fil du dépouillement, les projections se sont stabilisées autour de 175 sièges pour le bloc de centre gauche et de 174 pour le bloc de droite, sur les 349 sièges du Riksdag. La gauche peut donc espérer revenir au pouvoir après quatre années de gouvernement à droite, mais elle devra encore s’entendre avec ses partenaires pour former une majorité. Si le camp sortant conserve le pouvoir, Ulf Kristersson s’est engagé à faire entrer les Démocrates de Suède au gouvernement, après avoir déjà gouverné avec leur soutien parlementaire.

Le scrutin oppose ainsi le retour de Magdalena Andersson à une première participation gouvernementale de l’extrême droite. Les SD pourraient, de leur côté, reculer pour la première fois depuis leur entrée au Parlement en 2010 et perdre leur deuxième place au profit des conservateurs. Leur influence sur l’immigration et la criminalité organisée reste néanmoins forte dans la campagne.

Un siège d’écart ne suffit pas à assurer le retour de la gauche au pouvoir

Un seul siège sépare les deux blocs dans les projections publiées pendant le dépouillement. Cette avance donne la première place à la gauche, mais pas une marge politique suffisante pour gouverner seule. Les partis de centre gauche rassemblés autour de Magdalena Andersson doivent désormais préserver leur accord, tandis que le camp de droite peut encore espérer conserver le pouvoir si les derniers bulletins modifient l’équilibre.

La formation du gouvernement s’annonce donc aussi disputée que le scrutin lui-même. Lors des précédentes élections, les négociations avaient duré 37 jours. Cette fois encore, le résultat impose des discussions entre partis, quel que soit le bloc finalement arrivé en tête.

À 5,4 %, les Libéraux restent indispensables à l’équilibre entre les blocs

Les Libéraux ont franchi le seuil d’entrée au Riksdag avec 5,4 % des voix après le dépouillement de plus de 5 000 des 6 626 circonscriptions, selon les chiffres publiés dans la soirée. Leur maintien au Parlement évite une recomposition immédiate de l’équilibre entre les deux blocs.

Depuis 2022, le parti coopérait avec la droite et les Démocrates de Suède, une relation qui a placé les SD au centre de l’action parlementaire et de la campagne. La présence des Libéraux dans le prochain Riksdag pèsera dans les négociations, alors que les projections ne donnent pour l’instant qu’un siège d’écart entre les deux camps.

Les Démocrates de Suède reculent, mais imposent leurs priorités à la droite

Le recul des Démocrates de Suède constitue la surprise de la soirée électorale. Le parti d’extrême droite pourrait perdre du terrain pour la première fois depuis son entrée au Parlement en 2010 et ne plus être la deuxième force du pays. Dans sa permanence électorale, le député Richard Jomshof a décrit l’ambiance comme « incroyablement déprimante » après les premières estimations, avant que le parti ne regagne légèrement du terrain dans les sondages suivants.

Jimmie Åkesson a pourtant revendiqué une victoire politique avant même le vote. Selon lui, son parti a imposé ses idées sur l’immigration et la lutte contre la criminalité organisée à la coalition de droite. Ulf Kristersson a repris ces thèmes pendant la campagne et promis des ministères aux SD en cas de reconduction. Le parti peut donc reculer en voix tout en restant indispensable à la définition du programme de la droite.

Le recul électoral des Démocrates de Suède ne signifie pas un effacement politique : le parti perd du terrain dans les projections tout en ayant déplacé la coalition de droite vers ses priorités sur l’immigration et la criminalité. La baisse du score et la persistance de l’influence suivent donc deux trajectoires différentes.

Le Yak

Magdalena Andersson mise sur la santé et le pouvoir d’achat pour revenir

Magdalena Andersson a fait de la santé et du pouvoir d’achat ses principaux thèmes de campagne. La dirigeante sociale-démocrate, qui avait quitté le pouvoir en 2022, espère retrouver la tête du gouvernement après un scrutin longtemps annoncé comme plus favorable à la gauche qu’il ne l’a finalement été.

Son parti a aussi tenté de tourner la page d’un durcissement de sa ligne sur l’immigration, engagé ces dernières années pour répondre à la progression de l’extrême droite. Les sociaux-démocrates ont remis en avant les réformes sociales, sans faire disparaître les thèmes de la sécurité et de l’immigration. Le resserrement du scrutin dans les derniers jours a toutefois réduit leur avance initiale.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre d’abord sur un duel binaire : le retour de la gauche ou l’entrée de l’extrême droite au gouvernement. Cette présentation donne au scrutin une portée plus nette que ne le suggère l’arithmétique parlementaire, où les deux blocs restent presque à égalité.

Le traitement est fortement personnalisé autour de Magdalena Andersson, Ulf Kristersson et Jimmie Åkesson. Les thèmes intérieurs de la campagne — santé, pouvoir d’achat, immigration et criminalité — passent derrière cette bataille de dirigeants, tandis que les négociations nécessaires à la formation d’un gouvernement prennent surtout de l’importance après les premières projections.

Un contraste traverse la couverture : les premières estimations annoncent une avance claire de la gauche et un recul de l’extrême droite, puis les projections de sièges ramènent l’écart à une seule unité. Le récit médiatique passe ainsi rapidement d’une possible alternance à un suspense parlementaire, sans que le premier résultat annoncé disparaisse complètement.

Article généré par le Yak

LES SOURCES61 médias · 112 sources

Le Figaro 1 article

Libération 2 articles

Le Parisien 2 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

L’Express 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 1 article

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 2 articles

BFMTV 1 article

France 24 3 articles

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 2 articles

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

L’Est Républicain 1 article

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 2 articles

Courrier International 1 article

RFI 1 article

Le Temps 2 articles

La Libre 2 articles

RTS 1 article

Radio-Canada 1 article

LaPresse 2 articles

Le Devoir 1 article

Agence Anadolu 1 article

BBC News 1 article

The Guardian 2 articles

The New York Times 1 article

CBC News 1 article

The Globe and Mail 1 article

Al Jazeera English 3 articles

South China Morning Post 1 article

Folha de S.Paulo 1 article

La Nación Argentina 1 article

El País 2 articles

La Vanguardia 2 articles

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 1 article

La Repubblica 1 article

De Standaard 1 article

De Tijd 1 article

NRC 1 article

de Volkskrant 1 article

The Irish Times 1 article

Der Standard 2 articles

Politiken 3 articles

Dagens Nyheter 25 articles

Aftenposten 4 articles

Helsingin Sanomat 3 articles

Gazeta Wyborcza 1 article

Telex 1 article

Adevărul 1 article

EUobserver 1 article

La Tercera 1 article

The Times of Israel 2 articles

Le JDD 1 article

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