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PARIS • PÉRISCOLAIRE

Au Sénat, Emmanuel Grégoire admet les failles de la Ville de Paris

Entendu après Anne Hidalgo et Patrick Bloche sur les violences sexuelles dans le périscolaire parisien, le maire de Paris a présenté ses « profonds regrets » et reconnu un manque de transparence. Les auditions interviennent alors que les dysfonctionnements remontent à plusieurs années et que des investigations pénales sont en cours.

41 sources · 19 médias · 3 min

Emmanuel Grégoire a reconnu devant la commission d’enquête sénatoriale sur les violences dans le périscolaire des « dysfonctionnements et des failles », ainsi qu’un « manque de transparence » de la Ville de Paris envers les familles. Maire de Paris depuis mars et longtemps adjoint d’Anne Hidalgo, il a exprimé ses « plus profonds regrets » après l’audition, la veille, de son ancienne supérieure et de l’ex-premier adjoint Patrick Bloche.

Les trois responsables sont entendus alors que la gestion municipale est mise en cause après les plaintes de familles de victimes et de l’association MeTooEcole. Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire sont visés par des investigations pénales. Plus de 230 enquêtes sont en cours dans les écoles primaires et les crèches parisiennes, visant des personnels de ces établissements.

Le rapport de 2015 avait formulé 50 recommandations, dont la moitié n’a pas été appliquée

La question posée aux élus par les sénateurs dépasse les seuls signalements récents : des défaillances étaient déjà identifiées en 2015. Un rapport de l’Inspection générale de la Ville avait alors formulé 50 recommandations ; Emmanuel Grégoire a reconnu que la moitié n’avait pas été mise en œuvre.

L’actuel maire avait signé ce rapport alors qu’il était adjoint chargé des ressources humaines. Devant le Sénat, il a admis que la remontée d’informations n’avait pas toujours fonctionné, évoquant la difficulté à repérer des « signaux faibles » et à recueillir la parole des enfants. L’audit interne de la Ville relève lui aussi des phénomènes de minimisation et des fragilités persistantes dans le fonctionnement du périscolaire.

Le rapport de 2015 et les mesures annoncées depuis ne se situent pas au même niveau : les responsables municipaux reconnaissent des défaillances anciennes tout en défendant des corrections engagées après leur persistance.

Le Yak

Grégoire défend les recrutements et rejette l’accusation d’avoir « caché des pédophiles »

Emmanuel Grégoire a tenté de distinguer les dysfonctionnements admis d’une dissimulation organisée. « Nous n’avons pas caché de pédophiles à la Ville de Paris », a-t-il martelé devant les sénateurs, en réponse notamment aux accusations relayées sur les réseaux sociaux et par Rachida Dati.

Il a soutenu que la municipalité n’avait jamais manqué à ses obligations légales en matière de recrutement des animateurs. Le maire a toutefois concédé que l’information des parents n’avait pas été systématique, ce qui a pu nourrir un sentiment de « froideur et d’indifférence institutionnelle ». La Ville dit désormais informer toutes les familles d’une école lorsqu’un agent y est mis en cause.

Les familles dénoncent une responsabilité diluée après l’audition d’Anne Hidalgo

Anne Hidalgo et Patrick Bloche ont défendu devant le Sénat l’idée d’un « échec collectif » des institutions. L’ancienne maire a également souligné que les violences dans le périscolaire ne relevaient pas de la seule situation parisienne.

Cette ligne de défense a suscité une vive réaction du collectif SOS Périscolaire. Sa cofondatrice, Elisabeth Guthmann, a dit avoir été « écœurée » par les propos d’Anne Hidalgo et dénoncé une « dilution de la responsabilité ». Après l’audition d’Emmanuel Grégoire, le collectif a jugé le maire plus humble, tout en lui reprochant de ne pas expliquer la non-application des recommandations précises du rapport de 2015.

Un animateur condamné à cinq ans de prison pour des agressions sur neuf enfants

Un animateur périscolaire de 38 ans a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont quatre avec sursis, pour des agressions sexuelles commises sur neuf enfants. La peine comprend donc un an de prison ferme.

Cette condamnation constitue la première peine ferme prononcée depuis le début du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre surtout sur l’audition d’Emmanuel Grégoire, ses regrets et sa défense. La formule « on n’a pas caché des pédophiles » a circulé dans plusieurs publications, donnant une place centrale au face-à-face entre le maire et ses accusateurs.

Deux cadrages coexistent : une partie du traitement insiste sur les aveux de manque de transparence et les mesures annoncées, tandis que d’autres publications mettent davantage l’accent sur les années d’inertie, la responsabilité personnelle des anciens dirigeants et la colère des familles.

La condamnation d’un animateur et le contenu du rapport de 2015 apportent des éléments judiciaires et administratifs concrets, mais restent moins visibles que la séquence politique des auditions sénatoriales.

Article généré par le Yak

LES SOURCES19 médias · 41 sources

Le Monde 2 articles

Le Figaro 4 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 3 articles

Le Nouvel Obs 1 article

L’Humanité 1 article

La Croix 1 article

Franceinfo 1 article

BFMTV 12 articles

Euronews FR 1 article

RMC 4 articles

TV5MONDE 1 article

Public Sénat 1 article

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

L’Est Républicain 1 article

RFI 1 article

Agence Anadolu 2 articles

Le JDD 1 article

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