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JUSTICE • AFFAIRE RENAULT-NISSAN

Rachida Dati jugée pour 900 000 euros versés par une filiale de Renault-Nissan

Le procès de l’ancienne ministre s’est ouvert à Paris pour corruption passive et trafic d’influence passif. Elle conteste avoir exercé du lobbying au Parlement européen. Carlos Ghosn, lui aussi renvoyé devant le tribunal, est jugé en son absence après le rejet de sa demande de report.

70 sources · 38 médias · 3 min

Rachida Dati comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption passive et trafic d’influence passif dans le dossier Renault-Nissan. La justice lui reproche d’avoir reçu 900 000 euros d’une filiale néerlandaise de l’alliance alors qu’elle siégeait au Parlement européen, en contrepartie d’interventions au bénéfice du constructeur.

L’ancienne garde des Sceaux affirme avoir été rémunérée pour un travail d’avocate, compatible selon elle avec son mandat d’eurodéputée. L’accusation soutient au contraire que la convention d’honoraires a dissimulé une activité de lobbying exercée entre octobre 2009 et février 2013. Carlos Ghosn, alors dirigeant de Renault-Nissan et lui aussi renvoyé devant le tribunal, est jugé en son absence depuis le Liban.

Carlos Ghosn sera jugé en son absence jusqu’au 28 septembre

Les premières heures du procès ont été consacrées au sort procédural de Carlos Ghosn. Réfugié au Liban, l’ancien patron de Renault-Nissan avait demandé le renvoi de l’audience, notamment en invoquant une irrégularité liée à sa convocation.

Le tribunal a décidé de poursuivre les débats et de le juger en son absence. Dans un courrier adressé fin août, Carlos Ghosn avait indiqué être prêt à comparaître en visioconférence depuis Beyrouth pour contester les faits. Il n’a toutefois pas mandaté d’avocat pour le représenter à l’audience parisienne.

Les débats sont prévus jusqu’au 28 septembre.

Le parquet voit dans le contrat d’avocate un lobbying dissimulé

Le dossier repose sur une convention d’honoraires conclue le 28 octobre 2009 entre Rachida Dati et RNBV, la société néerlandaise qui pilotait l’alliance Renault-Nissan. Le contrat prévoyait une rémunération forfaitaire annuelle de 300 000 euros hors taxes.

Le parquet national financier considère que cette convention a servi à rémunérer des démarches d’influence au Parlement européen, interdites par le mandat de l’élue. Il retient notamment trois questions parlementaires liées au secteur automobile, des prises de position favorables au groupe et une note transmise à Carlos Ghosn en février 2013, à la fin du contrat.

La défense de Rachida Dati soutient qu’elle a exercé exclusivement comme avocate, sur des dossiers liés notamment au Maroc, à l’Algérie, à la Turquie et à l’Iran. Elle présente la note de 2013 comme une veille juridique et affirme que Carlos Ghosn ne souhaitait pas conserver les notes qui lui étaient remises. L’accusation souligne de son côté le faible nombre de traces retrouvées pour une mission de cette durée et de ce montant, ainsi que le fait que Rachida Dati n’était devenue avocate que quatre mois après la signature du contrat.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre surtout sur deux figures et deux images simples : les 900 000 euros reçus par Rachida Dati et l’absence de Carlos Ghosn, réfugié au Liban. Le débat plus technique sur la nature exacte des prestations est moins immédiatement visible, alors qu’il se trouve au cœur du jugement.

Une partie de la couverture française emploie des formules très accusatrices, comme « lobbyiste cachée » ou « cheval de Troie » de Renault au Parlement européen. Les récits plus détaillés font davantage ressortir l’opposition entre la thèse du parquet, qui voit un lobbying dissimulé, et celle de la défense, qui invoque un travail juridique réel.

Les médias internationaux présentent surtout l’affaire comme un procès pour lobbying présumé au profit de Renault-Nissan. Dans les publications françaises, la convocation de Carlos Ghosn et sa demande de renvoi occupent davantage de place dès l’ouverture de l’audience.

Article généré par le Yak

LES SOURCES38 médias · 70 sources

Le Monde 1 article

Le Figaro 3 articles

Libération 1 article

Le Parisien 2 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

L’Humanité 2 articles

La Croix 1 article

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 1 article

Franceinfo 10 articles

BFMTV 3 articles

France 24 3 articles

Euronews FR 1 article

RMC 2 articles

Public Sénat 1 article

Le Progrès 2 articles

Le Dauphiné Libéré 3 articles

Nice-Matin 1 article

L’Est Républicain 2 articles

L’Indépendant 1 article

La Montagne 1 article

France Bleu 1 article

DNA 2 articles

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 2 articles

L’Alsace 3 articles

JSL 3 articles

Le Bien Public 2 articles

La Nouvelle République 1 article

Courrier International 1 article

RFI 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 2 articles

Agence Anadolu 1 article

BBC News 1 article

The Guardian 1 article

De Tijd 1 article

La Tercera 1 article

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