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ÉLECTIONS EN SUÈDE

La gauche suédoise remporte les législatives avec trois sièges d’avance

Le bloc de centre gauche a obtenu 176 sièges contre 173 pour la droite et l’extrême droite, après un décompte prolongé de plusieurs jours. Ulf Kristersson a demandé à être relevé de ses fonctions, tandis que Magdalena Andersson doit désormais négocier une coalition aux équilibres fragiles.

85 sources · 54 médias · 4 min

Le bloc de gauche emmené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson a remporté les élections législatives suédoises avec 176 sièges, contre 173 pour le bloc de droite dirigé par le Premier ministre sortant Ulf Kristersson. L’écart est si faible que l’autorité électorale a dû attendre le jeudi 17 septembre pour achever le décompte, notamment celui d’environ 300 000 bulletins venus de l’étranger ou issus du vote anticipé.

Après la confirmation du résultat, Ulf Kristersson a demandé à être relevé de ses fonctions. Sa démission ouvre la procédure de formation d’un nouveau gouvernement, menée par le président du Parlement après consultation des dirigeants des partis. Magdalena Andersson, déjà Première ministre entre 2021 et 2022, est en position de tenter de reprendre la tête du gouvernement.

Cette avance de trois sièges ne garantit toutefois pas une majorité stable. Le bloc de gauche réunit des partis aux positions différentes et devra parvenir à un accord de gouvernement, tandis que la droite et l’extrême droite restent en mesure de peser sur la suite de la séquence.

Magdalena Andersson doit réunir quatre partis aux lignes rouges opposées

La formation du prochain gouvernement suédois s’annonce plus difficile que la victoire électorale de la gauche. Magdalena Andersson doit faire travailler ensemble les sociaux-démocrates, le Parti de gauche, le Parti du centre et les Verts, alors que leurs exigences ne coïncident pas.

Le Parti de gauche demande à entrer au gouvernement. Le Parti du centre refuse, lui, la présence de ministres de gauche. Ces désaccords, déjà affichés pendant la campagne, compliquent la constitution d’une équipe commune. Magdalena Andersson ne semble pas non plus favorable à l’entrée du Parti de gauche au gouvernement. Cette position intervient après des révélations du quotidien Expressen sur des élus de cette formation accusés d’avoir tenu des propos jugés antisémites, accusations qui ont pesé dans la campagne.

La dirigeante sociale-démocrate a promis un « gouvernement qui fait avancer la Suède » et affirmé que les électeurs avaient choisi « une nouvelle orientation » ainsi que « la cohésion » plutôt que « la division ». Le président du Parlement doit engager les consultations avec les chefs de parti avant la réunion du Parlement prévue le 28 septembre. Un nouveau chef de gouvernement ne pourra être désigné qu’à partir du lendemain au plus tôt.

Les Démocrates de Suède reculent à 17,5 %, sans perdre leur influence sur la droite

Les Démocrates de Suède, alliés de la droite sortante, ont obtenu 17,5 % des voix, contre 20,5 % en 2022. Ils repassent ainsi au troisième rang des forces politiques du pays, derrière les sociaux-démocrates et les modérés d’Ulf Kristersson. C’est leur premier recul depuis leur entrée au Parlement en 2010.

Ce résultat constitue une défaite électorale pour l’extrême droite, qui espérait devenir la deuxième force politique suédoise. Il ne signifie pas pour autant la disparition de son influence. Pendant la précédente législature, les Démocrates de Suède ont contribué à imposer leurs thèmes au débat politique et revendiquent avoir fait évoluer l’agenda de l’ensemble de la classe politique.

Après le scrutin, certains responsables du parti ont contesté cette lecture du résultat. Ils ont accusé l’opposition d’avoir organisé une forme de « grand remplacement » électoral pour empêcher la victoire de la droite. Cette accusation conspirationniste intervient alors que le parti a perdu trois points et que le bloc auquel il était associé a été battu de trois sièges.

Le scrutin produit un double résultat : l’extrême droite recule dans les urnes, mais le bloc qui l’a associée à la droite reste suffisamment puissant pour rendre sa formation gouvernementale décisive. La défaite électorale des Démocrates de Suède ne signifie donc pas automatiquement une défaite politique de leur agenda.

Le Yak

Ulf Kristersson laisse une dernière option à la droite après sa démission

Ulf Kristersson a reconnu la défaite de son camp et demandé à être relevé de ses fonctions après la publication du décompte définitif. La procédure passe désormais entre les mains du président du Parlement, chargé de consulter les partis et de proposer un candidat au poste de Premier ministre.

Le dirigeant conservateur n’a toutefois pas totalement renoncé à tenter de former un gouvernement. Cette possibilité dépendrait d’un échec des négociations de Magdalena Andersson et de la capacité de la droite à trouver de nouveaux partenaires. Le Parti du centre refuse un gouvernement dans lequel l’extrême droite détiendrait des portefeuilles ministériels, alors qu’Ulf Kristersson avait promis cette participation aux Démocrates de Suède en cas de victoire.

Avec 173 sièges, la droite ne dispose pas de la majorité. La première tentative devrait donc revenir à Magdalena Andersson, mais son avance de trois élus ne suffit pas à régler les désaccords entre ses soutiens.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, l’attention se concentre d’abord sur l’écart de trois sièges, la démission d’Ulf Kristersson et le retour possible de Magdalena Andersson. La mécanique de la coalition apparaît ensuite comme le principal prolongement concret du scrutin.

Deux cadrages coexistent pour les Démocrates de Suède : plusieurs publications insistent sur leur premier recul depuis 2010 et sur le revers infligé à l’extrême droite, tandis que d’autres soulignent la persistance de leur influence sur l’agenda politique. Le résultat est ainsi présenté à la fois comme une défaite électorale et comme la confirmation d’une implantation durable.

La séquence est fortement personnalisée autour de Magdalena Andersson et d’Ulf Kristersson. Cette présentation rend lisible le changement de majorité, mais laisse davantage au second plan la composition précise des quatre forces parlementaires dont dépend la future majorité.

Article généré par le Yak

LES SOURCES54 médias · 85 sources

Le Monde 2 articles

Le Figaro 1 article

Libération 1 article

Le Parisien 1 article

Le Nouvel Obs 1 article

La Croix 1 article

HuffPost France 1 article

20 Minutes 1 article

Franceinfo 1 article

BFM 1 article

France 24 4 articles

Euronews FR 1 article

TV5MONDE 1 article

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

L’Est Républicain 1 article

Le Républicain Lorrain 1 article

Vosges Matin 1 article

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

RFI 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 1 article

La Dernière Heure 1 article

RTS 1 article

Radio-Canada 1 article

LaPresse 2 articles

Agence Anadolu 1 article

BBC News 1 article

The Guardian 1 article

The New York Times 1 article

Al Jazeera English 1 article

South China Morning Post 1 article

Folha de S.Paulo 1 article

El País 1 article

La Vanguardia 1 article

Die Zeit 2 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 1 article

La Repubblica 1 article

De Standaard 1 article

De Tijd 1 article

de Volkskrant 2 articles

The Irish Times 2 articles

Neue Zürcher Zeitung 1 article

Der Standard 2 articles

Dagens Nyheter 18 articles

Aftenposten 4 articles

Helsingin Sanomat 3 articles

Hospodářské noviny 1 article

Telex 1 article

Adevărul 1 article

La Tercera 1 article

The National 1 article

Le JDD 1 article

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