ÉLYSÉE ET CRISES INTERNATIONALES
Macron réunit les partis à l’Élysée sur les crises au Moyen-Orient et en Ukraine
Emmanuel Macron a convoqué les chefs des partis représentés au Parlement, ou leurs candidats à la présidentielle, pour une réunion consacrée à la dégradation de la situation internationale. La sécurité, l’énergie et les informations détenues par les services de l’État seront au centre des échanges.
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Emmanuel Macron réunira vendredi 18 septembre à 10 h 30, à l’Élysée, les chefs des partis représentés au Parlement ou, à leur place, les candidats à la présidentielle. La présidence justifie cette rencontre par la « dégradation rapide » de la situation internationale. Les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine seront abordés, ainsi que leurs conséquences en France sur la sécurité et l’énergie.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu participera à la réunion, avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher. La rencontre reprend le format dit de Saint-Denis, déjà utilisé par l’exécutif pour réunir les principales forces politiques. Les autorités militaires, les services de renseignement, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale ainsi que le directeur général de l’énergie doivent présenter aux responsables politiques les informations détenues par l’État.
La réunion intervient alors que les formations préparent l’élection présidentielle du printemps 2027. Emmanuel Macron, qui ne peut pas briguer un nouveau mandat, veut transmettre aux responsables susceptibles de lui succéder les éléments stratégiques dont il dispose et leur rendre compte de son action face aux crises internationales.
Jordan Bardella représentera seul le RN, tandis que plusieurs partis hésitent encore
La plupart des principales formations ont confirmé leur participation ou leur représentation. Jordan Bardella ira seul pour le Rassemblement national, Marine Le Pen étant en déplacement. Gabriel Attal, Olivier Faure, Marine Tondelier et Fabien Roussel seront présents pour Renaissance, le Parti socialiste, Les Écologistes et le Parti communiste. François Bayrou représentera le MoDem, qui n’a pas désigné de candidat.
Marine Tondelier a décidé de répondre à l’invitation malgré le début de son congé maternité. Chez Les Républicains, Julien Aubert a estimé qu’il fallait « évidemment » se rendre à la réunion. À l’inverse, le député écologiste et social Benjamin Lucas-Lundy a déclaré : « Je ne vois pas l’utilité de la mise en scène. »
Les réponses d’Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau n’étaient pas encore connues au moment où la réunion a été annoncée. La France insoumise n’avait pas non plus tranché entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard.
La réunion mêle deux temporalités : la gestion immédiate des crises internationales et la préparation de la présidentielle de 2027. Les futurs candidats sont conviés pour recevoir les mêmes éléments stratégiques que le chef de l’État, alors même que la séquence intervient déjà dans la préparation de sa succession.
À l’Élysée, les services de l’État présenteront leur analyse des crises
La réunion ne se limitera pas à un échange entre responsables politiques. Les autorités militaires, le renseignement intérieur et extérieur, le renseignement militaire et le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale doivent présenter les informations détenues par l’État. Le directeur général de l’énergie est également attendu pour aborder les répercussions nationales des crises internationales.
Le dispositif donne à la rencontre un format de briefing stratégique. L’Élysée veut traiter à la fois les conflits du Moyen-Orient et de l’Ukraine, leurs conséquences sur la sécurité française et leurs effets sur l’énergie. Les publications consacrées à la séquence relient aussi cette convocation à une inquiétude croissante autour des actions de déstabilisation et des ingérences étrangères.
À Toulouse, François Piquemal accuse Israël d’ingérences dans sa campagne municipale
La convocation intervient dans un climat de vigilance autour des ingérences étrangères. À sept mois de la présidentielle, les autorités considèrent la France comme une cible internationale prioritaire, tandis que plusieurs tentatives de déstabilisation ont marqué les élections municipales.
Le député insoumis François Piquemal affirme avoir été la cible d’ingérences orchestrées depuis Israël lors de sa campagne municipale à Toulouse. Il les recense dans son livre Élection sous influence et appelle à « lancer l’alerte sur les dangers que nous encourons ». Ces accusations ouvrent un débat distinct de la seule gestion des conflits : la protection du débat électoral et des campagnes devient elle aussi un sujet de sécurité.
Médianalyse du Yak
Dans la couverture observée, la formule « dégradation rapide » et le retour d’Emmanuel Macron au premier plan dominent nettement. La réunion est souvent présentée comme un moment de « haute intensité stratégique », tandis que son contenu technique — partage de renseignements, défense et énergie — reste davantage résumé que détaillé.
La séquence est aussi personnalisée autour de Jordan Bardella et de Marine Tondelier, dont la présence malgré son congé maternité est particulièrement visible, ainsi que de la critique d’une « mise en scène ». Les ingérences étrangères apparaissent dans une partie de la couverture, mais restent plus périphériques que l’annonce de la réunion elle-même.
Article généré par le Yak
LES SOURCES20 médias · 29 sources
Le Monde 2 articles
- EN DIRECT, présidentielle 2027 : Emmanuel Macron réunit vendredi les chefs des partis au sujet de la « dégradation rapide » de la situation internationale
- Emmanuel Macron convie les chefs des partis, ou leurs candidats à la présidentielle, pour une réunion vendredi à l’Elysée sur la « dégradation rapide » de la situation internationale
Le Figaro 2 articles
Libération 1 article
Le Parisien 3 articles
- Face à la « dégradation rapide de la situation internationale », Emmanuel Macron convie les chefs de parti et les candidats à la présidentielle vendredi
- « Les actions de déstabilisation sont de plus en plus fortes » : pourquoi l’Élysée s’inquiète de la situation internationale
- « Une réunion de haute intensité stratégique » : face aux crises, Emmanuel Macron se remet en première ligne
L’Humanité 2 articles
HuffPost France 1 article
Franceinfo 1 article
BFMTV 5 articles
- Chefs de partis conviés à l'Élysée: "Je ne vois pas l'utilité de la mise en scène", déclare le député "Écologiste et Social" Benjamin Lucas-Lundy
- Chefs de partis conviés à l'Élysée: "Évidemment qu'il faut aller à cette réunion", juge Julien Aubert, vice-président des Républicains
- Chefs de partis conviés à l'Élysée: "On y sera", annonce Marine Tondelier, candidate "Les Écologistes" à l'élection présidentielle
- Emmanuel Macron convie les chefs de partis représentés au Parlement pour évoquer le contexte international et ses conséquences en France
- Emmanuel Macron convie les chefs de partis à l'Élysée pour évoquer les conflits internationaux et leurs conséquences nationales