À partir des épreuves de 2027, l’orthographe et la qualité de l’expression compteront explicitement dans la note du brevet et du baccalauréat général et technologique. Une grille allant de « très insuffisant » à « très satisfaisant » doit guider les correcteurs dans toutes les disciplines, y compris en mathématiques.
Deux points seront consacrés à la maîtrise de la langue. Ils seront répartis selon le niveau de la copie, en tenant compte des normes orthographiques et syntaxiques, de la richesse du vocabulaire et de la capacité à formuler clairement un raisonnement. Pour les épreuves où la rédaction occupe une place importante, une copie très défaillante sur ces critères ne pourra pas obtenir la moyenne.
Le ministère demande aussi aux enseignants de préparer les élèves à ces exigences pendant l’année, notamment en les faisant davantage rédiger plutôt qu’en recourant seulement aux questionnaires à choix multiples ou aux réponses courtes.
La mesure est contestée par le Snes-FSU. Sa secrétaire générale, Sophie Vénétitay, la qualifie de « coup de com' » et estime que les progrès en français nécessitent du temps et un travail régulier plutôt qu’une sanction de deux points à l’examen. Elle juge également les grilles difficiles à appliquer concrètement.