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PRÉSIDENTIELLE 2027

À l’Élysée, Macron réunit les prétendants à sa succession face aux crises internationales

Emmanuel Macron a réuni les chefs de parti et les principaux candidats, ou leurs représentants, pour évoquer les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, les menaces russes et leurs conséquences en France. La séquence intervient alors que le centre cherche encore un candidat commun, que la gauche reste divisée et que les candidatures se multiplient.

125 sources · 40 médias · 6 min

Emmanuel Macron a reçu vendredi 18 septembre à l’Élysée les principaux candidats à l’élection présidentielle de 2027, ou leurs représentants, pour une réunion consacrée aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, aux menaces russes et à leurs conséquences sur la sécurité et l’énergie. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’étaient pas présents : Jordan Bardella et Manuel Bompard les représentaient. À l’issue de la rencontre, le président a défendu un « exercice de transparence » et affirmé qu’il entendait présider « jusqu’au dernier quart d’heure ».

Le chef de l’État a assuré que la France n’était « pas intimidée » par les menaces russes. Il a également relié la hausse des prix des carburants aux guerres en cours et annoncé que le gouvernement devait agir sur l’approvisionnement et les aides, tout en rappelant les contraintes des finances publiques. Les responsables politiques présents ont jugé ces réponses insuffisantes.

La rencontre se tient alors que la campagne se prépare sans candidature commune au centre ni rassemblement à gauche. François Bayrou défend une primaire allant de la droite à la gauche modérée pour éviter un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Olivier Faure, Fabien Roussel et d’autres personnalités avancent pour l’instant sur des trajectoires distinctes. Éric Zemmour a confirmé sa candidature, mais les candidatures officielles restent soumises au dépôt et au contrôle des parrainages.

Macron informe ses successeurs tout en revendiquant un rôle d’arbitre

En réunissant à huis clos les candidats à sa succession dans la nouvelle salle de crise de l’Élysée, Emmanuel Macron a voulu les associer à une présentation des menaces internationales et de leurs conséquences nationales. Le Premier ministre ainsi que des responsables militaires et du renseignement participaient à la réunion.

Le président a présenté cette initiative comme un devoir d’information et de transparence. Il affirme toutefois ne pas vouloir intervenir dans la compétition en commentant les projets des candidats et dit vouloir exercer son mandat « jusqu’au dernier quart d’heure ».

Le format le place dans une position particulière : il organise un échange avec ceux qui se préparent à lui succéder tout en revendiquant de ne pas être un acteur de leur confrontation électorale.

Bayrou propose une primaire commune, Cazeneuve privilégie le rassemblement

François Bayrou a relancé l’idée d’une primaire allant de la droite à la gauche modérée lors de l’université de rentrée du MoDem, à L’Isle-sur-la-Sorgue. Il estime que ni la droite, ni la gauche, ni le centre ne pourront gouverner seuls après la présidentielle et les législatives qui pourraient suivre. Son objectif est de construire une candidature commune face au risque d’un second tour entre le RN et LFI.

Bernard Cazeneuve, présent à cette rentrée, a lui aussi appelé au « rassemblement » et à la création d’une « coalition des engagés ». Il s’est toutefois montré réservé sur le recours à une primaire, rappelant que son efficacité n’était pas démontrée dans sa famille politique. François Bayrou considère de son côté qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal ne disposent pas encore, à ses yeux, de la légitimité d’une désignation.

Le MoDem se place donc en position d’attente : ses militants demandent aux candidats du bloc central de présenter leurs projets avant de choisir, tandis que Bayrou veut faire de l’agrégation des forces une étape préalable à la désignation d’un candidat.

La proposition de François Bayrou intervient avant tout accord sur le chef de file ou sur la procédure de désignation. Elle se heurte donc à la double difficulté déjà visible dans la séquence : le centre n’a pas choisi de candidat commun et plusieurs forces poursuivent leur propre trajectoire.

Le Yak

Glucksmann et Philippe font de la menace russe un axe de campagne

Les menaces russes et la guerre au Moyen-Orient ne sont pas restées cantonnées à la réunion de l’Élysée. Raphaël Glucksmann estime que la campagne présidentielle ne se déroulera pas sans ingérences massives de la Russie et affirme que Moscou mène une guerre globale contre les démocraties européennes. D’autres candidats insistent également sur la sécurité, l’Europe et la capacité à affronter une période de crise.

Cette ligne vise notamment Marine Le Pen, dont les adversaires jugent que la géopolitique et la vision de l’Europe constituent des points faibles. Édouard Philippe a estimé que le niveau de menace russe s’élevait et que les conséquences du conflit au Moyen-Orient se feraient sentir durablement. Marine Tondelier a, elle, dit avoir des raisons d’être très inquiète face à la menace russe.

Sur le pouvoir d’achat, le rapport de force est différent. Jordan Bardella a estimé qu’Emmanuel Macron n’avait apporté aucune réponse sur les taxes et a demandé une baisse de leur niveau. Raphaël Glucksmann et Olivier Faure ont réclamé des aides plus importantes, tandis que plusieurs responsables écologistes ont jugé la prolongation de l’aide insuffisante.

Zemmour annonce sa candidature, sans déclaration formelle avant l’automne

Éric Zemmour a confirmé jeudi 17 septembre qu’il serait candidat à l’élection présidentielle pour Reconquête. Son entourage a précisé qu’il ne s’agissait pas encore d’une déclaration formelle, attendue à l’automne, probablement en octobre.

Lors de son intervention télévisée, le candidat a durci son discours sur l’immigration. Il a défendu l’expulsion des étrangers détenus ou condamnés, des personnes sans titre de séjour et des chômeurs de longue durée, y compris lorsqu’ils sont en situation régulière. Il a également évoqué les étrangers vivant principalement des aides sociales.

Cette annonce intervient alors que Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête, multiplie de son côté les déplacements et affiche ses ambitions pour 2027, tout en maintenant son soutien à Éric Zemmour. Celui-ci entend donc reprendre directement la candidature de son parti, après avoir obtenu 7,07 % des voix au premier tour de la présidentielle de 2022.

La gauche et les écologistes avancent sans stratégie commune

Raphaël Glucksmann poursuit sa campagne pour la primaire du Parti socialiste et de Place publique. À Montpellier, il a promis que la gauche pouvait « transformer la vie des Français » et décrit une situation sociale catastrophique, aggravée selon lui par la hausse des carburants. Carole Delga le considère comme le mieux placé de la gauche non insoumise pour gagner la présidentielle, tout en critiquant ses adversaires de La France insoumise.

Chez les écologistes, Marine Tondelier défend une « écologie populaire » et propose de financer la transition énergétique par une contribution sur les héritages les plus élevés. Le parti doit encore déterminer s’il partira seul ou derrière un autre candidat : une motion prévoit un vote des adhérents sur cette stratégie du 10 au 13 décembre.

La primaire socialiste et de Place publique, prévue en octobre, ne règle donc pas à elle seule la question du rassemblement à gauche. Les écologistes doivent encore choisir leur stratégie, tandis que la candidature de Jean-Luc Mélenchon reste portée par La France insoumise.

Médianalyse du Yak

La couverture observée personnalise fortement l’ouverture de la campagne autour d’Emmanuel Macron : la réunion, son allocution et son rôle jusqu’à la fin de son mandat dominent les récits. Les crises internationales et la hausse des carburants fournissent le cadre immédiat, tandis que la composition d’une coalition et sa majorité future restent davantage traitées dans les articles d’analyse politique.

Deux cadrages coexistent. Une partie de la couverture insiste sur la gravité des menaces russes, l’Ukraine et le Moyen-Orient ; une autre privilégie les conséquences sur le pouvoir d’achat, avec les demandes de baisse des taxes et d’aides plus importantes. Les candidatures de Zemmour et les formules les plus dures sur l’immigration bénéficient d’une visibilité propre, alors que les stratégies d’union au centre et à gauche sont plus dispersées.

Article généré par le Yak

LES SOURCES40 médias · 125 sources

Le Monde 9 articles

Le Figaro 5 articles

Libération 6 articles

Le Parisien 2 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

L’Humanité 1 article

Valeurs Actuelles 1 article

La Croix 3 articles

Atlantico 1 article

HuffPost France 4 articles

20 Minutes 2 articles

Actu.fr 2 articles

Franceinfo 5 articles

BFMTV 34 articles

France 24 5 articles

Euronews FR 1 article

RMC 2 articles

TV5MONDE 2 articles

Public Sénat 3 articles

Ouest-France 3 articles

La Dépêche du Midi 3 articles

Le Progrès 1 article

Le Dauphiné Libéré 1 article

Nice-Matin 1 article

L’Est Républicain 1 article

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 3 articles

La Montagne 3 articles

France Bleu 4 articles

JSL 1 article

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 2 articles

Le Temps 2 articles

Le Devoir 1 article

Agence Anadolu 2 articles

Channel NewsAsia 1 article

De Standaard 1 article

de Volkskrant 1 article

Off Investigation 1 article

Causeur 1 article

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