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CHOC ÉNERGÉTIQUE

Le gazole atteint un record de 2,39 euros en France

Le prix moyen du gazole a atteint un nouveau record, sur fond de perturbations des approvisionnements liées au conflit au Moyen-Orient. L’exécutif écarte pour l’instant une baisse générale des taxes et prolonge l’aide de 100 euros destinée aux « gros rouleurs », tout en préparant un nouveau soutien ciblé pour les actifs précaires.

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Le gazole a atteint 2,39 euros le litre en moyenne en France, un nouveau record relevé dans plus de 9 000 stations-service. Le SP95-E10, l’essence la plus vendue, atteignait de son côté 2,17 euros. Dans certaines stations, notamment sur autoroute ou dans l’est du pays, les prix approchent ou dépassent 2,80 euros, avec un maximum documenté à 2,99 euros pour du gazole premium près de Strasbourg.

La hausse intervient après la reprise des tensions au Moyen-Orient et les perturbations des routes d’approvisionnement, notamment autour du détroit d’Ormuz. Les attaques contre des infrastructures pétrolières saoudiennes et l’arrêt de raffineries ont accentué les tensions sur les carburants raffinés. La flambée pèse sur les ménages comme sur les professionnels, dont l’activité dépend directement du carburant.

À l’issue d’une réunion à l’Élysée avec les chefs de parti et plusieurs candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron a défendu une réponse centrée sur la sécurisation des approvisionnements et le traitement des causes de la crise. Il a écarté une baisse générale des taxes, jugée trop coûteuse pour les finances publiques. L’aide de 100 euros destinée aux « gros rouleurs », qui devait prendre fin le 30 septembre, sera prolongée. Un nouveau soutien pour les actifs les plus précaires doit également entrer en vigueur le 1er octobre, sans montant ni modalités encore arrêtés.

L’aide de 100 euros aux « gros rouleurs » sera prolongée, mais son format reste à définir

L’aide destinée aux « gros rouleurs » ne s’arrêtera pas le 30 septembre, a annoncé le ministre du Commerce Serge Papin. Une réunion autour du Premier ministre doit préciser les modalités de la prolongation. Le dispositif actuel accorde 100 euros aux actifs sous un certain seuil de revenus qui parcourent plus de 15 kilomètres par trajet entre leur domicile et leur travail, ou plus de 8 000 kilomètres par an pour leur activité professionnelle.

Le gouvernement estime à trois millions le nombre de personnes potentiellement éligibles. Mais 1,5 million seulement ont demandé l’aide jusqu’ici. Serge Papin a laissé ouverte la possibilité de modifier le montant ou la forme du dispositif. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a également annoncé un nouveau soutien pour les Français précaires qui travaillent à compter du 1er octobre.

Les secteurs les plus exposés bénéficient déjà de mesures spécifiques, prolongées jusqu’au 31 décembre pour l’agriculture, le BTP et la pêche. Pour les pêcheurs, l’aide doit atteindre le plafond autorisé par l’Union européenne, autour de 35 centimes par litre selon le gouvernement. Depuis le début du conflit, les aides aux carburants déclenchées par l’État représentent 1,4 milliard d’euros, selon le ministre des Comptes publics.

Le prolongement de l’aide répond à l’urgence, mais son décalage avec l’ampleur du choc reste visible : le dispositif de 100 euros n’a été demandé que par la moitié des bénéficiaires potentiels, alors que le coût du carburant continue d’augmenter et que son nouveau format n’est pas fixé.

Le Yak

Les oppositions réclament une baisse des taxes ou un plafonnement du prix des carburants

Le refus d’une mesure générale sur les carburants a concentré les critiques des oppositions. Marine Le Pen réclame une baisse de la TVA sur l’essence et le gazole à 5,5 %, en estimant qu’il s’agit de la seule réponse permettant d’éviter un blocage de l’économie. D’après le gouvernement, cette mesure coûterait entre 12 et 15 milliards d’euros.

La France insoumise demande un plafonnement du litre à 1,70 euro. Bruno Retailleau propose, lui, de supprimer les certificats d’économies d’énergie, un mécanisme qui finance notamment des aides liées à la transition énergétique. Il estime que cette suppression ferait baisser le prix d’un plein de 8,50 euros, soit environ 15 à 17 centimes par litre selon la présentation de sa proposition.

L’exécutif défend des aides temporaires et ciblées. Roland Lescure juge qu’une baisse d’impôt pour tous, y compris pour les automobilistes qui n’en ont pas besoin, serait coûteuse et peu efficace. Le gouvernement rappelle aussi qu’une ristourne générale accordée en 2022 avait coûté 7,6 milliards d’euros à l’État. Selon le ministre des Comptes publics David Amiel, les recettes publiques liées aux carburants ont par ailleurs reculé de 10 millions d’euros sur un an entre mars et septembre, les consommateurs ayant réduit leurs achats.

L’Allemagne annonce une baisse de 17 centimes, six pays réclament une taxe sur les superprofits

Les gouvernements européens ne répondent pas tous de la même manière au choc énergétique. En Allemagne, la coalition de Friedrich Merz a annoncé une baisse de 17 centimes par litre à partir du 1er octobre, avec un dispositif de rabais et de plafonnement des prix. Le gouvernement allemand avait promis des mesures pour soulager les automobilistes confrontés à la flambée des tarifs.

Berlin défend également une taxe européenne exceptionnelle sur les bénéfices des groupes pétroliers. L’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Pologne, le Portugal et l’Espagne estiment que les profits réalisés par les entreprises énergétiques pourraient contribuer au financement des aides aux ménages et aux entreprises. La Commission européenne n’a pas retenu cette piste à ce stade, en rappelant que les États membres peuvent déjà instaurer une taxation nationale des bénéfices exceptionnels.

D’autres réponses existent en Europe. Le Portugal a annoncé 800 millions d’euros d’aides, notamment sous la forme de suppléments de retraite et d’une baisse de l’impôt sur le revenu. L’Espagne a instauré une remise de 20 centimes sur le diesel, tandis que l’Italie a supprimé la taxe automobile pour 2027. En France, le gouvernement privilégie pour l’instant les dispositifs ciblés plutôt qu’une baisse uniforme des prix à la pompe.

Des pêcheurs aux salariés de Renault, le coût des trajets provoque des blocages

Des pêcheurs ont bloqué plusieurs jours les dépôts pétroliers de Frontignan et de Fos-sur-Mer pour réclamer une aide adaptée au coût du gazole marin. Les barrages ont été levés après l’annonce de garanties financières, mais le mouvement a montré la pression exercée sur les activités qui dépendent directement du carburant.

Dans les entreprises, des salariés de l’usine Renault Sovab de Batilly ont bloqué un accès du site à l’appel de Force ouvrière. Ils demandaient une compensation financière face à l’augmentation du coût des trajets. En Haute-Garonne, une mère seule expliquait consacrer 175 euros de carburant sur les 200 euros gagnés au cours d’un mois, avec l’aide de proches pour remplir son réservoir.

Des particuliers cherchent aussi à limiter la dépense : comparaison des stations, réduction des déplacements, recours accru aux transports en commun ou conversion au bioéthanol. Certaines collectivités proposent une aide pouvant atteindre 500 euros pour installer un boîtier de conversion. Ces adaptations restent difficiles pour les actifs et les professionnels qui doivent parcourir de longues distances.

Médianalyse du Yak

Dans la couverture observée, le record à la pompe et les prix proches de trois euros dominent nettement. Les reportages sur les stations les plus chères, les files d’attente et les automobilistes confrontés à la hausse rendent le phénomène immédiatement visible. Les mécanismes plus techniques — raffinage, stockage, fiscalité ou organisation européenne des approvisionnements — apparaissent davantage dans les articles économiques et les sujets explicatifs.

La séquence est fortement personnalisée autour d’Emmanuel Macron et de la réunion de l’Élysée. Les déclarations présidentielles et les demandes des candidats occupent une place importante, parfois au même niveau que les mesures concrètes. Les publications locales donnent davantage de visibilité aux pêcheurs, aux salariés dépendants de leur voiture et aux écarts de prix entre stations.

Deux cadrages coexistent : une lecture nationale centrée sur les aides, les taxes et le pouvoir d’achat, et une lecture internationale qui relie la crise aux détroits, aux raffineries et aux stocks stratégiques. La première domine l’actualité immédiate ; la seconde explique pourquoi une réponse française ne suffit pas à elle seule à faire baisser durablement les prix.

Article généré par le Yak

LES SOURCES60 médias · 230 sources

Le Monde 4 articles

Le Figaro 8 articles

Libération 2 articles

Le Parisien 9 articles

Le Nouvel Obs 2 articles

Le Point 1 article

La Croix 2 articles

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 3 articles

Actu.fr 4 articles

Franceinfo 22 articles

BFMTV 41 articles

France 24 3 articles

Euronews FR 1 article

RMC 5 articles

TV5MONDE 5 articles

Public Sénat 2 articles

Ouest-France 3 articles

La Dépêche du Midi 3 articles

Le Progrès 5 articles

Le Dauphiné Libéré 4 articles

Nice-Matin 2 articles

L’Est Républicain 4 articles

L’Indépendant 3 articles

Midi Libre 4 articles

La Montagne 4 articles

France Bleu 3 articles

DNA 3 articles

Le Républicain Lorrain 4 articles

Vosges Matin 3 articles

L’Alsace 3 articles

JSL 4 articles

Le Bien Public 3 articles

La Nouvelle République 1 article

RFI 1 article

Le Temps 1 article

La Libre 2 articles

La Dernière Heure 1 article

Agence Anadolu 1 article

The Guardian 1 article

Financial Times 1 article

Folha de S.Paulo 1 article

La Nación Argentina 1 article

El País 1 article

La Vanguardia 1 article

Público 1 article

Die Zeit 8 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 6 articles

La Repubblica 5 articles

The Irish Times 1 article

Der Standard 4 articles

Adevărul 1 article

Kathimerini 3 articles

La Tercera 1 article

The National 4 articles

The Times of Israel 1 article

The Korea Herald 1 article

Dawn 6 articles

Bon Pote 1 article

Le JDD 3 articles

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