À Bunia, en Ituri, les premiers volontaires ont reçu le vaccin Ervebo dans le cadre d’un essai clinique contre Ebola. Médecins, infirmiers et personnels chargés de la désinfection figurent parmi les participants, exposés quotidiennement aux malades.
L’essai doit inclure 20 000 personnes sur neuf à douze mois. Ervebo a déjà démontré son efficacité contre la souche Zaïre, mais l’épidémie actuelle est provoquée par la souche Bundibugyo. Les chercheurs doivent déterminer si le vaccin protège aussi contre cette souche, pour laquelle il n’existe ni vaccin spécifique ni traitement.
La RDC fait face à sa 17e épidémie d’Ebola, déclarée mi-mai. Selon l’Institut national de santé publique congolais, elle avait causé 3 639 décès pour 7 541 contaminations, avec un taux de létalité de 48,3 %. Le virus était présent dans sept provinces.
Quelque 70 000 doses d’Ervebo ont été allouées au pays en août. Plus de 3 000 personnes avaient déjà été vaccinées dans la Tshopo et plus de 700 dans le Bas-Uélé dans le cadre de l’essai. « Nous sommes tous les jours en contact avec les malades », a expliqué Annie Banage, infirmière dans un centre de santé Ebola, qui dit vouloir être protégée pour « pouvoir ensuite protéger nos patients ».