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ÉLECTIONS RÉGIONALES EN ALLEMAGNE

La CDU de Merz menacée de sortie du Parlement régional dans le Mecklembourg

Les scrutins de Berlin et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale affaiblissent encore le chancelier allemand. L’AfD arrive en tête dans le nord-est avec environ 38 % des voix, tandis que Die Linke devance la CDU dans la capitale.

205 sources · 73 médias · 6 min

Les élections régionales du dimanche 20 septembre ont confirmé l’affaiblissement de Friedrich Merz et la progression des partis situés aux deux extrémités de l’échiquier allemand. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l’AfD arrive en tête avec environ 37 à 38 % des suffrages, devant le SPD, autour de 35 %. La CDU du chancelier recueille environ 5 %, un niveau qui la place autour du seuil légal et pourrait lui faire perdre sa représentation au Parlement régional. Ce serait une première pour le parti depuis l’après-guerre dans un scrutin régional.

À Berlin, Die Linke arrive en tête avec environ 25 % des voix, devant la CDU, autour de 20 %. L’AfD progresse également dans la capitale et atteint environ 15 %, contre 9 % lors du précédent scrutin régional cité dans le dossier. Die Linke devra toutefois négocier avec les écologistes et le SPD pour former une majorité. Pour Friedrich Merz, ces résultats s’ajoutent à la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt deux semaines plus tôt. Le chancelier a reconnu un « désastre » pour son parti, tout en affirmant qu’il resterait à la tête de la CDU et du gouvernement et poursuivrait ses réformes.

À Berlin, Elif Eralp fait du logement le moteur de la victoire de Die Linke

Avec environ 25 % des voix, Elif Eralp a conduit Die Linke à son meilleur résultat régional documenté à Berlin et placé son parti en position de revendiquer la direction de la ville. La juriste de 45 ans, issue d’une famille de réfugiés turcs, a centré sa campagne sur la hausse des loyers et l’accès au logement.

Son symbole de campagne était un pendentif portant le mot allemand « Mietendeckel », ou plafonnement des loyers. Die Linke défend aussi le transfert de plus de 200 000 logements appartenant à de grands propriétaires vers le secteur public, après une décision prise par les électeurs berlinois en 2021 mais restée sans application. Le parti avance de son côté le chiffre de 270 000 logements concernés par son projet.

La mesure divise déjà les partenaires potentiels d’une coalition. Les Verts y sont favorables, tandis que le SPD la rejette. Son candidat, Steffen Krach, a estimé qu’elle nécessiterait un effort financier de 20 à 30 milliards d’euros. Elif Eralp devra donc obtenir l’appui des écologistes et des sociaux-démocrates pour transformer sa victoire électorale en majorité municipale. Elle pourrait aussi devenir la première femme maire de Berlin issue de l’immigration et la première dirigeante de gauche radicale de la capitale.

Après la défaite, Merz maintient son cap et sa coalition sous pression

Friedrich Merz a répondu immédiatement à la défaite. Prenant la parole dès le dimanche soir, fait inhabituel pour des élections régionales, il a reconnu le « désastre » subi par la CDU et déclaré qu’il resterait chancelier ainsi que président de son parti. Il a aussi présenté ses réformes comme « l’antidote contre le poison de l’autoritarisme ».

Le gouvernement veut relancer une économie en stagnation, contenir l’immigration irrégulière et poursuivre les réformes annoncées dans les domaines économique et social. Mais le scrutin montre que le durcissement de la politique migratoire mis en avant par le chancelier n’a pas ramené vers la CDU les électeurs partis à l’AfD. La formation d’extrême droite est donnée en tête dans plusieurs sondages nationaux mentionnés dans le dossier.

La coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates complique encore la situation. Les désaccords ont ralenti l’adoption des réformes. Le ministre des Finances et dirigeant du SPD, Lars Klingbeil, a reconnu que le gouvernement n’avait pas convaincu sur ses projets, notamment les retraites. Il a appelé à regarder les résultats « avec humilité » et à se demander ce qui pouvait être fait « autrement et mieux ».

Merz maintient son cap pour reprendre le contrôle politique, alors que la CDU continue de perdre du terrain après avoir durci son discours migratoire et promis des réformes. La stratégie annoncée reste donc inchangée malgré un rendement électoral faible.

Le Yak

Avec près de 38 %, l’AfD arrive en tête mais reste écartée du pouvoir régional

L’AfD a plus que doublé son résultat dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et obtient environ 38 % des voix. Ses responsables y voient la preuve que le parti est devenu une force centrale de la vie politique allemande. Alice Weidel a appelé à mettre fin au « pare-feu », le principe selon lequel les autres partis refusent de gouverner avec l’extrême droite.

Ce score ne lui garantit pourtant pas la direction de l’exécutif régional. Les projections placent le SPD autour de 35 %, et une alliance de partis de gauche est présentée comme mieux placée pour conserver le pouvoir. La première place électorale de l’AfD ne lui donne donc pas, à elle seule, la capacité de former un gouvernement.

La progression dépasse le seul Mecklembourg. À Berlin, l’AfD atteint environ 15 %, un score inférieur à celui du nord-est mais nettement supérieur à celui du scrutin régional précédent cité dans le dossier. Le parti revendique désormais une implantation à la fois dans les territoires de l’ex-RDA et dans la capitale.

À Berlin, Die Linke doit composer avec les Verts et le SPD

Die Linke est arrivée en tête à Berlin, mais ne dispose pas seule des moyens de gouverner. Avec environ 25 % des voix, elle devance la CDU, autour de 20 %, les Verts, autour de 15 %, et le SPD, autour de 12 %, selon les estimations reprises dans le dossier.

La candidate de Die Linke a revendiqué un mandat pour diriger la capitale. Les écologistes se sont déclarés ouverts à une coalition avec Die Linke et le SPD, tandis que les sociaux-démocrates restent en désaccord avec la principale proposition de la gauche radicale sur la mise en propriété publique de logements. Le précédent exécutif, dirigé par la CDU, perd ainsi sa position dominante, mais la constitution d’une nouvelle majorité dépendra d’un accord entre formations aux priorités différentes.

Le scrutin berlinois a aussi été marqué par des controverses autour de propos antisémites attribués à certains membres ou soutiens locaux de Die Linke. Elif Eralp a condamné un meeting à Neukölln au cours duquel un rappeur aurait appelé à l’intifada et à la mort de soldats israéliens. Elle a parallèlement défendu un plan de protection de la vie juive à Berlin.

Médianalyse du Yak

La couverture se concentre d’abord sur la personnalisation du scrutin autour de Friedrich Merz. Les formules de « désastre », de « survie » ou de chancelier « sur la sellette » reviennent largement, alors que les élections concernent formellement deux Länder et produisent des configurations institutionnelles différentes.

Un second cadrage oppose deux victoires situées aux extrêmes : l’AfD dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Die Linke à Berlin. Cette lecture rend visible le recul de la CDU, mais laisse davantage au second plan les négociations nécessaires pour former les exécutifs régionaux et municipaux.

La figure d’Elif Eralp bénéficie d’un traitement très incarné, à travers son origine familiale, son pendentif sur le plafonnement des loyers et ses comparaisons avec Zohran Mamdani. D’autres publications privilégient le fonctionnement des coalitions, le seuil électoral de 5 % ou les désaccords entre le SPD et Die Linke sur le logement. La séquence est ainsi racontée à la fois comme une crise personnelle pour Merz et comme un déplacement des thèmes politiques vers l’immigration, le pouvoir d’achat et le logement.

Article généré par le Yak

LES SOURCES73 médias · 205 sources

Le Monde 4 articles

Le Figaro 2 articles

Libération 3 articles

Le Parisien 1 article

Le Nouvel Obs 4 articles

Le Point 1 article

L’Express 2 articles

L’Humanité 2 articles

La Croix 3 articles

Atlantico 1 article

HuffPost France 2 articles

20 Minutes 2 articles

Franceinfo 3 articles

BFMTV 5 articles

France 24 10 articles

Euronews FR 2 articles

TV5MONDE 5 articles

Ouest-France 2 articles

Le Progrès 2 articles

Le Dauphiné Libéré 1 article

L’Indépendant 1 article

Midi Libre 1 article

DNA 1 article

Vosges Matin 1 article

L’Alsace 2 articles

JSL 2 articles

Le Bien Public 1 article

La Nouvelle République 1 article

RFI 3 articles

Mediapart 1 article

Le Temps 3 articles

La Libre 3 articles

La Dernière Heure 2 articles

RTS 1 article

Radio-Canada 1 article

LaPresse 3 articles

Agence Anadolu 2 articles

BBC News 2 articles

The Guardian 2 articles

Financial Times 3 articles

The New York Times 1 article

NPR 1 article

CBC News 1 article

The Globe and Mail 2 articles

Al Jazeera English 1 article

South China Morning Post 1 article

The Hindu 1 article

Folha de S.Paulo 2 articles

La Nación Argentina 2 articles

El País 2 articles

La Vanguardia 3 articles

Público 1 article

Die Zeit 34 articles

Frankfurter Allgemeine Zeitung 18 articles

La Repubblica 4 articles

De Standaard 4 articles

De Tijd 3 articles

NRC 1 article

de Volkskrant 3 articles

The Irish Times 1 article

Neue Zürcher Zeitung 3 articles

Der Standard 3 articles

Politiken 2 articles

Dagens Nyheter 2 articles

Aftenposten 1 article

Helsingin Sanomat 1 article

Gazeta Wyborcza 3 articles

Hospodářské noviny 1 article

Telex 2 articles

Adevărul 2 articles

La Tercera 3 articles

The Times of Israel 1 article

Le JDD 2 articles

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