Le gouvernement de Giorgia Meloni prépare un texte sur l’intégration scolaire qui limiterait le nombre d’élèves étrangers par classe et interdirait le port de la burqa et du niqab dans les établissements scolaires. La Première ministre doit présenter la mesure au Conseil des ministres : il s’agit encore d’un projet.
Le plafond exact n’a pas été précisé dans son annonce. Des éléments publiés ensuite par la presse italienne évoquent une limite de 30 % pour les élèves qui ne maîtrisent pas l’italien, sans application aux élèves ayant une citoyenneté européenne. Les élèves étrangers représentent 11,6 % des effectifs scolaires italiens, selon la Fondazione ISMU.
Le projet rendrait également obligatoires les cours d’italien pour les parents d’élèves étrangers rencontrant de graves difficultés d’intégration. Giorgia Meloni justifie cette orientation par la nécessité d’apprendre la langue et de respecter les règles du pays.
Des responsables d’établissements contestent déjà la faisabilité du plafonnement. Giuseppe Giannelli, représentant des chefs d’établissement, demande : « Si, dans le quartier, les étrangers sont majoritaires, que fait-on, on ne les accepte pas à l’école ? »