Le gouvernement britannique a annoncé le déploiement de tribunaux spécialisés dans les affaires de viol et de violences sexuelles en Angleterre et au pays de Galles. La réforme vise à réduire les délais de procédure, régulièrement critiqués par les associations et les victimes.
Il s’écoule en moyenne un an et deux mois entre la mise en examen d’un suspect et la tenue du procès. Des milliers d’affaires restent par ailleurs bloquées devant les tribunaux, ce qui peut conduire certaines victimes à renoncer à porter plainte.
Le financement annoncé doit permettre aux victimes de suivre les audiences à distance et de témoigner depuis une autre pièce, par liaison vidéo. Le personnel judiciaire doit aussi être formé au traitement de ces infractions. Les effets de la réforme sur les délais, les poursuites et l’expérience des victimes ne sont pas encore mesurables.